Bangladesh : au nord du pays, des centaines de rivières disparaissent

Par l'équipe Oneheart, le 02 avril 2021 (modifié le 08 avril 2021)
  • 0 points d’impact

L'impact, Kezaco ?

Vos actions ont de l’impact, et, cumulées, elles ont le pouvoir de changer le monde.

A chaque fois que vous fermez le robinet en vous brossant les dents, que vous choisissez de prendre votre vélo plutôt que votre voiture parce qu’il fait beau, que vous relayez une pétition en ligne pour aider les victimes d’une catastrophe naturelle, vous contribuez, à votre échelle, à un monde meilleur.

Grâce à son compteur, OneHeart mesure l’impact de chacun.e des causes, événements, spots, actualités et acteurs qui se trouvent sur la plateforme : plus vous lisez, regardez, partagez, commentez les contenus sur OneHeart, plus vous augmentez leur impact en les diffusant autour de vous.

Alors, qu’attendez-vous ?

Close

Au nord du Bangladesh, des centaines de rivières sont en train de disparaître au fil des ans et les populations qui jusqu’à présent vivaient de la pêche ont vu leur vie changer. L'industrie du sable a remplacé la pêche et accélère la destruction des cours d’eau, au grand dam des protecteurs des rivières. 


L’industrie du sable, à l’origine de la destruction des rivières du Bangladesh

Il y a quelques années, les rivières du nord du Bangladesh étaient plus larges, les courants plus rapides et surtout il y avait beaucoup, beaucoup plus d’eau. Aujourd'hui, des centaines de rivières sont en train de dépérir, entraînant avec elles la vie des habitants. Avec la disparition des rivières, les habitants ont dû abandonner leur métier de toujours : pêcheur. Désormais, la majorité des hommes vivant dans les campagnes travaillent pour l’industrie du sable : « Je n’ai pas le choix. Je suis obligé de faire ce travail, mais c’est vraiment plus difficile que de pêcher. Physiquement c’est très fatiguant », explique Abdoul, 55 ans, au micro de France Info. 

En effet, pour environ 5€ par jour, des centaines d’hommes extraient à la main, des milliers de tonnes de sable. Cette activité intensive est à l’origine de la destruction des rivières du pays. En effet, l'extraction du sable à outrance dévie l’écoulement et accélère leurs disparitions. Malheureusement, le Bangladesh est aujourd’hui le pays le plus densément peuplé au monde, et le sable est nécessaire à la construction des routes, des ponts des bâtiments, en soit, il est nécessaire au développement du pays. Depuis des années, la croissance du Bangladesh est exponentielle et ce, au détriment de ses rivières. 


Rivières du Bangladesh : entre devoir de protection et nécessité de cultiver 

Face à ce constat, le biologiste Sanjit Narayan Chowdhury a décidé de se consacrer à la défense des cours d’eau du Bangladesh. En plus de l’industrie du sable, il lutte également contre l’appropriation des rivières par les habitants. En effet, alors que la population du pays ne cesse de croître, le Bangladesh a besoin de plus de surface agricole pour la nourrir. Pour cela, certains agriculteurs prennent illégalement possession de cours d’eau. Lors des saisons sèches, il remplissent leurs lits de terre et commencent à cultiver sans permission, des kilomètres de rivières sont ainsi transformées et détruites. Malheureusement, alors que les destructions de rivières continuent, des menaces d'inondations planent toujours sur le pays. Ces dernières, toujours plus fortes, ne pourront bientôt plus être absorbées par les rivières, et risquent de détruire cultures et habitations. 

Cependant, à force de travail et de détermination, Sanjit Narayan Chowdhury réussit petit à petit à ouvrir les yeux aux populations face au danger qui les guette : « Nous nous rendons compte que les rivières meurent lentement à cause de nous, parce que nous les maltraitons », a ainsi déclaré un agriculteur bangladais à nos confrères de France Info. La disparition des rivières au Bangladesh entraîne aujourd'hui un bouleversement en profondeur des modes de vie. Des métiers disparaissent, des communautés doivent déménager, et l’Homme est le seul responsable, dans cette contrée surnommée autrefois “le pays des rivières”

 

Image d'illustration : Sultan Mahmud Mukut/SOPA Images/Shutterstock


Par Clémence Tingry 

Une réaction ? Rejoignez la conversation

Votre dose d’engagement hebdo

Chaque semaine, recevez le meilleur
de One Heart dans votre boite email.

En lisant cet article, je contribue à rendre sa grandeur à notre planète

Vous aimerez aussi...

Top impact

JE PASSE À L'ACTION

Tous les moyens sont bons pour soutenir One Heart !

Je découvre toutes
ses actualités

Je postule à ses
offres d'emploi

+25 points

Je participe
à ses événements

+25 points

Je deviens
bénévole

+25 points
Close