Québec : des lycéens portent des jupes pour dénoncer le sexisme à l’école

Par l'équipe Oneheart, le 08 octobre 2020
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Début octobre sur Instagram, de jeunes lycéens québécois ont partagé des photos d’eux portant la jupe. La raison ? Dénoncer le sexisme et l’hypersexualisation des jeunes filles dans les établissements scolaires, à travers une initiative solidaire.

Une mobilisation à l’échelle nationale

Dénoncer la masculinité toxique voilà le mot d’ordre de ces lycéens. À travers ce mouvement vu comme une contestation des règles vestimentaires imposées par les établissements scolaires, ils dénoncent l’hypersexualisation des jeunes filles et défendent l’égalité des genres : « Nous devons continuer à nous battre pour pouvoir enfin changer le système très mal construit qui s’est ancré dans la mentalité de malheureusement beaucoup de monde, de générations en générations », a écrit Tom Ducret-Hillman, lycéen du Collège Charles-LeMoyne. Dans ses autres publications, il met un point d’honneur à expliquer que les vêtements ne possèdent pas de genre.

Cette initiative collective, Cassandre Bau-Plourde, élève au lycée, l’a aussi très largement partagée. Dans une de ses publications instagram, elle explique que l’hypersexualisation était “au coeur de [leur] code vestimentaire]" rappelant que si l’école était un “lieu formateur pour [leur] société future”, elle devait s’adapter à cette nouvelle réalité et ainsi l’enseigner : « Au même titre que les femmes peuvent s’habiller comme elles le veulent, les hommes devraient aussi », a-t-elle ajouté.

Un message contre le harcèlement de rue et les agressions sexuelles

Cette mobilisation inédite relativement bien accueillie par la gente masculine pour dénoncer le harcèlement de rue et les agressions sexuelles des femmes. Guillaume Dery, aussi lycéen au Québec, a choisi de photographier ses camarades, tous portant la même jupe : « La société traite les femmes comme si elles étaient responsables des actions que les autres portent sur elles alors que la réalité est bien différente », a-t-il commenté en légende, « Ce n’est pas la longueur de la jupe qui devrait décider de si les garçons sont capables d’écouter en classe. Ce n’est pas parce qu’une fille porte des shorts courts que les hommes ont le droit de lui parler mal dans la rue ». Dans la suite de son post, le jeune homme rappelle que la responsabilité de ces actes appartient à ceux qui ont commis le geste ou l’agression et non à celles qui en ont été victimes. 

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