Production de noisette : de grands groupes agroalimentaires accusés d’exploiter des réfugiés syriens

Par l'équipe Oneheart, le 02 mai 2019
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Ferrero, Nestlé ou encore Godiva, ces grandes marques sont visées par une enquête du New York Times concernant leur production de noisettes. Le quotidien révèle les conditions déplorables dans lesquelles sont employés des milliers de réfugiés syriens.

70% de la production mondiale de noisettes est concentrée en Turquie. Sur les 600 000 fermes de noisettes turques, où des milliers de réfugiés syriens travaillent, aucune ne propose des conditions de travail décentes selon le journal américain.

Des conditions de travail extrêmes

Des témoins racontent que l’utilisation des machines autour des noisetiers est impossible voire mortelle pour les travailleurs, notamment à cause du terrain accidenté. En plus de risquer chaque jour leur vie, les réfugiés syriens font des journées de douze heures sept jours sur sept. En retour, ils perçoivent un salaire de 9 euros par jour.

A défaut de pouvoir obtenir un permis de travail du fait de leur statut de « protection temporaire », ils sont contraints d’accepter de travailler dans ces conditions s’ils veulent survivre. De plus, les travailleurs réfugiés doivent souvent rendre compte à des intermédiaires non réglementés (appelés « dayibasi »). Ces derniers s’octroient au minimum 10 % du salaire d’un travailleur, voire plus.

Les bons gestes afin de consommer autrement

Malgré ces accusations, il est très compliqué pour ces grands groupes de se passer des producteurs turcs du fait de leur statut majoritaire sur ce marché. Rappelons que près de 600 000 pots de Nutella de la marque Ferrero sont produits chaque jour dans la plus grande usine du groupe au monde. Changer de fournisseur de noisettes mettrait ainsi la firme dans une situation économique inconfortable.

En revanche, pour ceux qui veulent éviter les aliments dont on ne connait peu ou pas l’origine des produits qui les composent, il y a quelques réflexes à avoir. De manière générale, consommer local et bio est souvent un gage de qualité notamment en ce qui concerne la provenance des produits. Dans un second temps, il est également important de scruter les étiquettes à la recherche de composants nocifs comme l’huile de palme dont les méfaits sur les populations d’orang-outans ont été prouvés publiquement.

 

 

 

Crédit photo : AFP

 

 

 

 

 

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