Les insecticides “tueurs d’abeilles” bientôt de retour pour sauver les betteraves ?

Par l'équipe Oneheart, le 10 août 2020
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Interdits depuis le 1er septembre 2018, les néonicotinoïdes protègent les cultures des maladies transmises par des insectes en s’attaquant à leur système nerveux. Aujourd’hui, le gouvernement souhaite à nouveau les autoriser pour lutter contre la jaunisse de la betterave.


« Il y avait urgence à agir »


Jeudi 6 août, le ministère de l’Agriculture a annoncé la mise en place d’un plan d’aide pour la filière sucrière, confrontée à la jaunisse de la betterave, une maladie virale transmise par un puceron. Ce plan d’aide comprend d’abord des indemnisations pour les producteurs de betteraves ainsi que le lancement d’un effort de recherche ad hoc. Mais il comprend surtout « une modification législative cet automne », introduisant une dérogation pour l’usage de néonicotinoïdes au maximum jusqu’en 2023, dans le cadre d’un plan de soutien à la filière. « Il y avait urgence à agir », a affirmé le ministère de l’Agriculture. Ce dernier l’a aussi assuré, cette dérogation ne concernera que la betterave.

 

La décision est une victoire pour les producteurs de betteraves qui alertent depuis plusieurs semaines sur le risque d’effondrement de leurs rendements face à la jaunisse. Le syndicat CGB, qui soutient les producteurs de betteraves et affilié à la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), avait en effet prévenu que la France ne produirait pas cette année « 600 000 à 800 000 tonnes de sucre », faute de solutions face à la jaunisse virale. En France, la loi sur la biodiversité de 2016 a interdit ces insecticides dits « tueurs d’abeilles » à compter du 1er septembre 2018 : « Ces interdictions sont essentielles pour lutter contre le déclin massif des colonies d’abeilles et des pollinisateurs sauvages », expliquait alors le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, dans un communiqué d’août 2018. Depuis, l’Union européenne avait également interdit l’usage des principaux représentants de cette famille chimique. 


Une décision qui suscite la colère des défenseurs de l’environnement 


L'annonce est un véritable choc pour les associations de défense de l’environnement comme Générations futures : « La France avait été exemplaire et là, on recule » a déploré François Veillerette, le président de l’association, à l’AFP. « Autoriser les néonicotinoïdes serait catastrophique pour la filière apicole et pour l’ensemble des insectes pollinisateurs déjà fortement fragilisés en France » a de son côté déclaré l’Union Nationale des Associations Familiales (Unaf). 


Les abeilles jouent en effet un rôle primordial dans les écosystèmes et sont pourtant en déclin. On estime qu’un tiers de l’alimentation mondiale dépend de la pollinisation. Sans elles, plus de tomates, de fraises ou de concombres. Mais au-delà des conséquences désastreuses de ces insecticides sur les abeilles, ces produits impactent également les aliments et, indirectement, le consommateur. En France en 2013, une recherche de résidus de néonicotinoïdes dans des aliments végétaux avait démontré la présence de ces insecticides dans 45 % des courgettes, 25 % des tomates, et 12,2 % des fraises. Ces produits chimiques peuvent avoir comme conséquences sur l'homme des risques de cancer et d'autres problèmes de santé causés par des perturbateurs endocriniens.

 

 

Chloé Sappia

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