Disparition des abeilles : des solutions pour contrer l’extinction

Par l'équipe Oneheart, le 22 février 2019
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Près de 1,5 à 2 milliards d’abeilles meurent chaque année en France, un constat alarmant que fait l’apiculteur breton Sven Niel. Plusieurs facteurs comme les pesticides participent à cette extinction progressive. Pourtant, des solutions locales existent et chacun peut les réaliser afin d’inverser la tendance. Suite à la sortie de son livre "Sauver les abeilles", nous avons interrogé Sven Niel, l’apiculteur français qui avait condamné la mortalité très élevée de ses abeilles dans une vidéo en 2018, afin d'en savoir plus les solutions existantes pour contrer l'extinction des abeilles. 

« Plus de 300 000 colonies disparaissent chaque année en France », s’alarme Sven Niel. La situation est plus que préoccupante pour les apiculteurs mais aussi pour les consommateurs. « Si on retire les abeilles, on peut oublier une grande partie de notre alimentation » affirme Sven. Près de 40% de notre alimentation dépend de la pollinisation. Sans elles et les autres butineurs, il n’y a plus de fruits, de légumes, de céréales voire de viande.

 

« C’est une disparition lente, sournoise et pas forcément visible »

A l’heure actuelle, l’Apis mellifera est l’unique espèce d’abeille domestiquée. Pouvant s’organiser en colonie, elle joue un rôle très important dans la pollinisation. Les abeilles sauvages, le plus souvent solitaires, ne sont pas à négliger pour autant. Sven Niel rappelle que toutes les abeilles disparaissent et pas seulement l’Apis mellifera, c’est « une disparition lente, sournoise et pas forcément visible ». Depuis 1995, on enregistre des taux de perte des colonies allant de 30% à 90% contre 5% à 10% jusque dans les années 1990. On constate aussi une nette réduction de l’espérance de vie des reines abeilles. Ces dernières vivent naturellement entre 18 et 20 mois alors qu’auparavant elles pouvaient atteindre les 5 ans d’espérance de vie.

Les conséquences désastreuses des pesticides

Cette 6ème extinction de masse est principalement due à la mise en place de l’agriculture intensive au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Cette période marque la fin de l’agriculture vivrière (agriculture tournée vers l’autoconsommation et l’économie de subsistance) qui laisse place à une agriculture dédiée aux champs de monoculture entretenus par des machines de plus en plus puissantes. L’impératif de rendement voulu par une consommation en pleine croissance rend peu à peu les pesticides incontournables. Que ce soit les produits phytosanitaires comme les néonicotinoïdes dits « tueurs d’abeilles » ou les pesticides de manière générale, ces derniers sont des poisons pour les abeilles. « Ils agissent au niveau neuronal et fragilisent les défenses immunitaires de l’abeille » précise l’apiculteur breton. On les assimile donc à des neurotoxiques mais également à des perturbateurs endocriniens. Au-delà des conséquences désastreuses pour les abeilles, tous ces produits impactent le consommateur et augmentent ainsi les risques de cancer.

Les solutions locales face à l’inaction des pouvoirs publics

« Les « politiques » sont coupés des réalités biologiques » s’agace Sven Niel. Il y a bien une prise de conscience de la classe politique mais les mesures prises ne sont pas à la hauteur de la gravité de la situation. Pour exemple, bien que les néonicotinoïdes aient été interdits à partir du 1er septembre 2018 en application de la loi biodiversité de 2016, certaines dérogations exceptionnelles pourront être accordées jusqu’en 2020. Et qu’en est-il du contrôle sur le terrain pour vérifier si l’interdiction est bien respectée ? Autant de failles que les lobbys agricoles peuvent exploiter pour continuer d’utiliser ces produits.

A défaut de pouvoir compter sur les pouvoirs publics, les apiculteurs s’en remettent pour l’instant aux initiatives locales et citoyennes. L’un des premiers conseils est de consommer responsable, par là il s’agit de mettre en avant l’agriculture bio et locale. Il est important de valoriser le miel des apiculteurs français et européens car « on assiste à des importations massives de miel chinois dont les prix défient toute concurrence » constate l’apiculteur français. On peut également soutenir la biodiversité locale sur les balcons et terrasses en mettant des plantes en pot comme la sauge des près ou des plantes aromatiques comme la lavande. Dans les jardins, il est important de planter beaucoup d’arbres, d’arbustes et des plantes mellifères tout en gardant un espace pour une « zone de friche » où l’on peut trouver pissenlits et coquelicots. Il est possible d’aller plus loin en installant des ruches voire des nichoirs pour accueillir les abeilles.

Toutes ces solutions ne peuvent marcher que si on parvient à éduquer les gens pour leur faire prendre conscience de l’urgence de la situation. « Les générations actuelles sont orientées vers le plaisir immédiat et toutes ces questions écologiques et biologiques ont été mises de côté » regrette Sven Niel. Partant de ce constat-là, il a à cœur de sensibiliser les jeunes et de ramener la question écologique au sein de leur éducation.

 

Pour aller plus loin : "Sauvons les abeilles" de Sven Niel

 

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