Comment aider les femmes victimes de mutilations sexuelles ?

Par l'équipe Oneheart, le 13 décembre 2019
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Chaque année, 3 millions de jeunes filles sont menacées d’excision en Afrique, une pratique reposant sur une pression sociale, culturelle et religieuse extrêmement forte. Qualifiée de « pratique violente », l’excision met en danger la santé des jeunes filles et compromet leur avenir. D’ici à 2030, l’Organisation des Nations Unies appelle à l’élimination totale des mutilations sexuelles féminines. D’ici là, le combat continue et de nombreux acteurs, notamment l’Amref, se mobilisent pour mettre fin à cette pratique.

 

L’excision, une norme sociale dans de nombreuses communautés


Malgré la présence de lois contre les mutilations génitales féminines, l’excision perdure dans beaucoup de communautés. Dans une étude de 2010, l’Unicef explique que l’excision constitue une norme sociale et qu’il importe avant tout de « se conformer aux attentes de la société » : « Dans les communautés où elle est pratiquée, l’E/MGF n’est considérée ni comme dangereuse, ni comme une violation des droits humains. Elle constitue une étape nécessaire dans la bonne éducation d’une fille, une façon de la protéger et, dans de nombreux cas, de lui permettre de se marier. Les parents font exciser leurs filles afin de leur garantir le meilleur futur possible. L’honneur familial et les attentes sociales jouent un grand rôle dans la perpétuation de l’E/MGF, ce qui permet difficilement aux familles individuelles ainsi qu’aux femmes et aux filles en tant qu’individus de renoncer à la pratique.»


Une pratique dangereuse pour la santé des femmes


En grandissant, les femmes ayant subi une excision dans leur enfance, connaissent de nombreuses complications à la fois physiques et psychologiques. « L’excision est faite sur des filles âgées de 0 à 15 ans et beaucoup se marient directement après. Les conséquences de cette pratique sont néfastes et peuvent même entraîner des hémorragies ou le tétanos » témoigne Fatoumata, originaire de Sédhiou au Sénégal, une des régions où la pratique de l’excision perdure.


Eveiller les consciences par le biais de l’éducation


Afin de sensibiliser les communautés aux conséquences désastreuses que peuvent avoir les mutilations sexuelles féminines, de nombreux acteurs se mobilisent en mettant en place des programmes pédagogiques. C’est le cas d’Agnes Pareiyo, victime d’excision au Kenya et fondatrice de l’initiative Tasaru Ntomonok. S’adressant aux filles comme aux garçons avec des modèles en bois représentant des sexes féminins, elle souhaite faire évoluer l’image du corps de la femme en rappelant les dégâts causés par les mutilations génitales féminines et fait prendre conscience aux filles du pouvoir de décision qu’elles ont sur leur corps.


L’Amref, engagée contre l’excision et les mutilations sexuelles féminines


Depuis plus de 10 ans, l’organisation Amref Health Africa se bat pour faire évoluer les moeurs et faire disparaître les mutilations sexuelles féminines en Afrique. Grâce aux actions de sensibilisation et de prévention qu’elle mène, l’Amref travaille pour que les communautés locales s’approprient ce combat et renoncent définitivement à ces pratiques. Mais ces changements ne peuvent se faire de manière drastique. Ainsi, depuis plusieurs années, l’Amref réfléchit à des alternatives plus douces qui respectent la femme, tout en conservant l’aspect rituel de la célébration du passage adulte. Au Kenya et en Tanzanie, les rites de passage alternatifs réalisés sans aucune mutilation, ont permis de sauver 17 000 jeunes filles


Vous pouvez vous aussi venir en aide à toutes ces femmes qui subissent chaque jour des mutilations sexuelles, en signant la pétition portée par l’Amref. Rejoignez les 15 000 signataires et donnez de la force aux actions menées par l’Amref pour mettre un terme aux mutilations sexuelles féminines. Si nous n’agissons pas, une jeune fille risque d’être excisée toutes les dix secondes.

 

Photo d’illustration : Sam Vox

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