La quasi-totalité de l'humanité respire un air pollué, selon l'OMS

Publié le 13 avril 2022
Par Mélanie Appadoo
Temps de lecture : 2 mins
Dans un récent communiqué, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que “des milliards de personnes respir[aient] toujours un air pollué”. Un constat qui inquiète beaucoup l’organisation qui appelle les gouvernements à prendre des mesures drastiques et concrètes afin de faire baisser les niveaux de pollution de l’air.

La pollution de l’air responsable de 7 millions de décès par an

Composé d’azote et d’oxygène, l’air ambiant, celui que nous respirons, contient des polluants dangereux à la fois pour la santé et l’environnement comme des particules fines pouvant être d’origine naturelle (éruptions volcaniques) ou causées par des activités humaines. À cela s’ajoute du dioxyde d’azote (NO2), le polluant urbain le plus connu qui se forme lors de combustions de combustibles fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon) notamment dans le trafic routier. Pour finir, l’ozone (O3) se crée à partir de gaz de composés de dioxydes d’azote et d’autres substances organiques volatiles. Chaque année, ce sont 7 millions de personnes qui meurent à cause de la pollution de l’air.

Dans son dernier communiqué, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) alerte sur la qualité de l’air dans le monde qui dépasse les seuils recommandés. Pour protéger le public des effets néfastes du dioxyde d’azote, l’OMS recommande de ne pas dépasser annuellement 10 μg/m3 (microgrammes par mètre cube d’air). Pourtant, de nombreuses régions sont largement au-dessus des limites fixées par l’OMS. Les principales populations exposées à la pollution de l’air sont celles qui vivent dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire. Au Bangladesh, la pollution de l’air atteint un niveau élevé : 76,9 microgrammes de polluants par mètre cube d’air. Aujourd’hui, 6 000 villes de 117 pays différents sont très attentives à la qualité de l’air.

Quelles solutions pour améliorer la qualité de l’air ?

Pour faire baisser les niveaux de pollution de l’air, l’OMS appelle les gouvernements à agir et évoque ainsi plusieurs solutions comme :

  • multiplier les énergies propres à la maison pour cuisiner et se chauffer,
  • privilégier une mobilité douce quand cela est faisable (la marche, le vélo...),
  • mieux gérer les déchets industriels et municipaux 
  • limiter l’incinération de produits agricoles.

« Les prix élevés des combustibles fossiles, la sécurité énergétique et l’urgence consistant à relever le double défi sanitaire de la pollution de l’air et du changement climatique soulignent la nécessité urgente de progresser plus rapidement vers un monde beaucoup moins dépendant des combustibles fossiles. » a révélé le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, dans le communiqué.

Le 4 avril, soit le même jour de la parution du communiqué de l'OMS, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) annonçait qu’il restait 3 ans pour éviter le pire. Dans le dernier volet de son 6e rapport, le groupe d'experts a également appelé à diminuer drastiquement d’ici 2050, l’utilisation des énergies fossiles qui représentent un tiers des émissions de CO2