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Le protoxyde d'azote, cet autre gaz à effet de serre qui menace le climat

Publié le 9 octobre 2020 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
Temps de lecture : 2 mins

Une étude publiée mercredi dans la revue Nature a révélé que la concentration de protoxyde d'azote, un autre gaz à effet de serre, avait augmenté de 22% depuis l'ère préindustrielle. Des taux qui inquiètent les scientifiques car ce gaz menace le climat.

 

Le protoxyde d'azote, le troisième gaz à effet de serre le plus dangereux

Le protoxyde d'azote (N2O) fait partie de la famille des gaz à effet de serre comme le CO2 (dioxyde de carbone) ou encore le méthane. Cependant, il est bien le seul à être aussi néfaste et dangereux pour le climat. En effet, le protoxyde d'azote a 300 fois plus de pouvoirs sur le réchauffement climatique et peut rester près d'une centaine d'années dans l'atmosphère.

L'agriculture, principal moteur de l'augmentation du N2O

Depuis quelques années, la concentration du protoxyde d'azote a augmenté de 22% et c'est bien cela qui inquiète les scientifiques de l'étude publiée dans la revue "Nature". Pour comprendre la hausse de "l'oxyde nitreux atmosphérique", les chercheurs se sont notamment concentrés sur l'agriculture, principal facteur de cette augmentation. Ils ont découvert que l'agriculture était "responsable d'environ 70% des émissions d'origine humaine de ce gaz".

Mais la nourriture animale est aussi un facteur de croissance : « La demande croissante de denrées alimentaires et d'aliments pour animaux augmentera encore les émissions mondiales. [...]  Il existe un conflit entre la façon dont nous nourrissons les gens et la stabilisation du climat », a expliqué Hanqin Tian, directeur du Centre international de recherche sur le climat à l'Université américaine d'Auburn, qui a codirigé l'étude.

Des efforts supplémentaires nécessaires

Malgré cette hausse impressionnante, des solutions existent afin de réduire le taux de protoxyde d'azote et tous les autres gaz à effet de serre. Wilfried Winiwarter, chercheur principal à l'Institut international d'analyse des systèmes appliqués en Autriche, a révélé que durant les deux dernières décennies, l'Europe était la seule région du monde à être parvenue à diminuer ces gaz.

Grâce à des politiques strictes concernant les industries ou encore l'agriculture, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé tandis que l'utilisation des engrais a, quant à elle, augmenté. Malgré toutes ces conséquences positives, Wilfried Winiwarter affirme qu'il faut continuer les efforts afin de réduire au maximum les impacts nocifs sur l'environnement.

 

 

 

Par Léa Bourgoin