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Le Conseil d'État déclare certaines chasses traditionnelles d'oiseaux illégales

Publié le 13 août 2021 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
Temps de lecture : 2 mins

Dans un communiqué publié le 6 août 2021, le Conseil d'État a dévoilé que plusieurs techniques de chasse traditionnelle d'oiseaux étaient illégales. L'institution française a de plus annoncé l'annulation des autorisations de chasses accordées pour 5 espèces, à savoir les vanneaux huppés, les pluviers dorés, les alouettes des champs, les grives et les merles noirs.

 

Une victoire historique pour l'association One Voice

Après avoir saisi le Conseil d'État pour interdire la chasse traditionnelle d'oiseaux, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) ainsi que l'association One Voice ont finalement obtenu gain de cause. En effet, dans un communiqué publié le 6 août, l'institution française a révélé que les techniques de chasse d'oiseaux qui nécessitaient l'utilisation de filets (pantes, tenderies) ou de cages (matoles) étaient "illégales". « Le Conseil d’État annule aujourd’hui plusieurs autorisations de chasser les vanneaux huppés, pluviers dorés, alouettes des champs, grives et merles noirs », précise le communiqué. Les autorisations de chasses accordées ne sont pas jugées conformes « aux exigences du droit européen relatif à la protection des oiseaux ».

Le Conseil d'État pointe du doigt le ministère chargé de l'environnement qui délivre des autorisations de chasses qui ne sont pas "dûment motivées". L'institution dévoile aussi que le ministère n'a pas su affirmer, avec certitude, que ces méthodes sont « les seules permettant de procéder à la capture de ces espèces ». Pour One Voice, l'une des deux associations à avoir saisi le Conseil d'État, c'est une « victoire historique » dans la lignée de l'interdiction de la chasse à glu. « La tradition n'est plus un motif suffisant pour autoriser des atteintes à la biodiversité. Il faut saluer cette prise de conscience judiciaire et espérer qu'il en sera bientôt de même pour les autres traditions générant de la souffrance animale », a déclaré Arielle Moreau, avocate de One Voice, dans un article publié par l'association.

 

Par Léa Bourgoin