La lutte contre les violences conjugales continue

Publié le 3 septembre 2019 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
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Le Grenelle des violences conjugales qui se tient du 3 septembre au 25 novembre 2019, est dévolu à mettre un terme aux féminicides et à lutter contre les violences physiques et sexuelles faites aux femmes


Des mesures concrètes annoncées


Depuis janvier 2019, 101 femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints ou ex-compagnons. Devant l’ampleur de ce fléau, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, a lancé l’initiative “Le Grenelle des violences conjugales” afin d’identifier les meilleurs moyens d’enrayer les féminicides.


A l’ouverture du Grenelle, le Premier Ministre Edouard Philippe a accueilli des ministres, des secrétaires d’Etat mais également des agents publics, des associations, des acteurs de terrain, des représentants des forces de l’ordre, des professionnels de santé, des magistrats et avocats. "Il faut décloisonner, faire travailler ensemble les différents acteurs", a déclaré Marlène Schiappa, au quotidien Le Monde

La première mesure mise en place est la propagation du numéro 3919 dans tous les supports médiatiques. Lancée en 1992, cette plateforme d’écoute, d’accompagnement et d’aide téléphonique des femmes victimes de violences conjugales, est encore trop peu connue selon la secrétaire d’Etat. 

Des débats et des réunions se tiennent partout en France et sont axés sur trois thématiques principales : “Prévenir”, “Protéger et prendre en charge” et “Punir”. Les familles des victimes sont également invitées à prendre la parole.


Le Premier Ministre a déjà annoncé plusieurs mesures dès l’ouverture du Grenelle, parmi lesquelles : la création de 1000 nouvelles places d’hébergement et de logement d’urgence, en addition des 5000 déjà existantes, ou encore la généralisation de la possibilité de porter plainte à l’hôpital.  

 

Un centre d’accueil pour les très jeunes femmes


En attendant les retombées de ce Grenelle, les associations ne restent pas les bras croisés.

Un lieu d’accueil et d’orientation (LAO) réservé aux jeunes femmes victimes de violences, a ouvert ses portes, le 31 août, à Bagnolet.  

Dédiées aux femmes entre 15 et 25 ans, ce LAO, unique en France, propose d’aider les victimes à tous les niveaux possibles en mettant à leur disposition une aide personnalisée comprenant entre-autres des soins, des informations sur l’IVG, des aides juridictionnelles et même une éducatrice et une animatrice socio-culturelle.

"L'idée c'est que les jeunes femmes puissent se confier dans un cadre rassurant, qu'elles se sentent un peu comme chez elles”, explique Amandine Maraval, responsable du projet pour l'association “Une femme un toit”, à France Bleu. Selon elle, ces jeunes femmes qui sont les premières à être victimes de violences sexuelles, sont “celles qui se tournent le moins vers les structures spécialisées".

 


En savoir plus : 


Le centre est ouvert quatre après-midi par semaine de 14 heures à 18h (20h le vendredi) avec ou sans rendez-vous.


Adresse : 79 bis avenue Gallieni, 93170, Bagnolet. 


Téléphone : 01.71.29.50.02.