Grand Est : la plateforme Spoon of Love propose des repas gratuits aux étudiant.e.s en difficulté

Publié le 5 janvier 2021 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
Temps de lecture : 2 mins

Pendant le deuxième confinement, l’Association Fédérative Générale des Étudiants de Strasbourg (AFGES) a décidé de lancer la plateforme solidaire en ligne Spoon of Love qui permet à des restaurateurs d'offrir un repas à un.e. étudiant.e. dans la région du Grand Est. Léa Santerre, Présidente de l'association, nous explique le processus. 

100 repas préparés chaque jour 

Alors que le deuxième confinement a mis en péril la stabilité financière de nombreux étudiants, des restaurateurs de la région du Grand Est se sont alliés afin de rendre service aux jeunes étudiant.e.s et leur faciliter la vie. C'est ainsi qu'est née la plateforme solidaire Spoon of Love, entièrement destinée aux dons de repas entre restaurateurs et étudiants. « Ils préparent des repas qui sont parfois payés par des clients, pour des étudiant.e.s qui sont bénéficiaires de nos épiceries solidaires et qui sont donc inscrits sur la plateforme Spoon of Love », explique Léa Santerre. 4 restaurateurs travaillent activement sur la plateforme et préparent quotidiennement 100 repas. L'étudiant.e. peut réserver son repas via la plateforme en ligne et reçoit par la suite toutes les modalités comme l'adresse et l'heure pour venir le récupérer.

Une initiaitive solidaire qui pourrait s'élargir à d'autres publics bénéficiaires

Sur place, le bénéficiaire doit simplement présenter sa carte de membre des AGORAé -épiceries solidaires implantées sur deux campus à Strasbourg- pour se voir remettre son repas gratuit. « Les premiers repas étaient des dons des restaurants et pour que ce soit viable, on a décidé de mettre en place le système des cafés suspendus : une personne va payer le repas et une autre personne le récupère gratuitement », développe Léa Santerre.  Si l'initiative Spoon of Love est un réel succès, la quantité de repas disponible n'est pas proportionnelle à celle récupérée par les étudiants .

Ainsi, pour éviter tout gâchis et garder la démarche solidaire, l'Association Fédérative Générale des Étudiants de Strasbourg songe à élargir son public de bénéficiaires. « On essaye de mettre en place une solution pour ouvrir le dispositif aux banques alimentaires. Dans ce cas-là, ce ne serait plus un projet géré par l'AFGES car les étudiants ne seraient plus les seuls bénéficiaires », révèle Léa Santerre. Pour le moment, les deux principaux souhaits de l'association sont dans un premier temps, de permettre à tous les étudiants d'accéder à cette plateforme, puis dans un second temps, d'ouvrir le dispositif de repas gratuits à toutes les personnes en situation de précarité qu'elles soient étudiantes ou non. 

 

Par Léa Bourgoin