France : Les protections hygiéniques gratuites pour les étudiantes à l'université, dès septembre

Publié le 25 février 2021 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
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Le 24 février dernier, Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation, a annoncé que les protections hygiéniques seraient gratuites pour toutes les étudiantes à l'université en France, et ce, dès la rentrée prochaine.

Une démarche au coût annuel de 15 millions d'euros

Cette annonce intervient quelques mois après que le gouvernement français a annoncé la gratuité des protections hygiéniques pour les femmes en situation de précarité. Ce qui devait être qu'une expérimentation s'est finalement élargie aux étudiantes, a donc annoncé mercredi la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation. Cette nouvelle intervient dans le cadre de la lutte contre la précarité chez les jeunes peu de temps après l'aide de 5 millions d'euros débloqués par le gouvernement pour lutter contre la précarité menstruelle. l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) a salué cette avancée, véritable soulagement pour les étudiantes : « Enfin, une réelle mesure pour en finir avec la #précaritémenstruelle ! Depuis plusieurs années, nous nous battons pour la mise en place de protections périodiques gratuites pour les étudiant-e-s », a-t-elle écrit sur son compte Twitter. 

Dans les jours qui arrivent, les résidences universitaires des Crous et les services de santé universitaires vont recevoir des distributeurs de protections périodiques. D'ici septembre, ce sont près de 1 500 distributeurs qui seront livrés et installés dans toute la France. Frédérique Vidal a annoncé, qu'une campagne de communication serait aussi mise en place pour accompagner cette nouvelle mesure. Au total, cette démarche, qui se veut pérenne, représentera un coût annuel de 15 millions d'euros. Pour le moment limitée aux étudiantes, la gratuité des protections hygiéniques pourrait, dans les mois à venir, s'élargir à toutes les femmes, à l'instar de l'Ecosse qui a ouvert cette démarche à toutes les femmes, en novembre dernier. 

 

Par Léa Bourgoin