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Elles collent des phrases choc dans les rues pour dénoncer les féminicides

Publié le 6 mars 2020 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
Temps de lecture : 2 mins

En septembre 2019, des femmes de différents horizons ont décidé de se regrouper et de peindre et d'afficher des messages choc sur les murs de grandes villes en France pour dénoncer les violences faites aux femmes. Le mouvement des "Colleuses" est né, initié par l'ex femen, Marguerite Stern. 

 

Des actions de désobéissance civile partout en France

Sous l'impulsion de l'ancienne femen Marguerite Stern, le mouvement citoyen des "Colleuses" est né. L'objectif : rendre visibles les victimes des féminicides et sensibiliser l'opinion sur les violences faites aux femmes. Et tous les moyens sont bons pour se faire voir et entendre. Les Colleuses elles, ont choisi de peindre des affiches afin de les coller sur les murs de Paris et d'autres villes en France. La particularité de ce groupe de militantes, c'est que beaucoup d'entre elles n'avaient jamais milité avant. Et il arrive parfois que ce soit les proches d'une victime qui contactent directement les Colleuses pour leur demander de rendre hommage à leur mère, soeur, tante ou amie.
Le collage des affiches se fait le plus souvent dans le calme et pendant la nuit. Ces actions de désobéissance civile ont en aucun cas été la cause de quelques affrontements que ce soit entre militantes et force de l'ordre. 

Certaines militantes ayant été prises en flagrant délit, ont été verbalisé à hauteur de 68 euros.

Violences faites aux femmes : des paroles mais très peu d'actes

Face à la montée en puissance du mouvement des Colleuses, le gouvernement a organisé un Grenelle contre les violences conjugales le 23 novembre. Très vite, le Premier ministre Edouard Philippe, apportait les conclusions de cet événement ; le collectif Collage Féminicides a fait part de sa colère sur les réseaux sociaux.

 

Les Colleuses dénoncent non seulement l'hypocrisie du gouvernement, mais aussi son inaction. Pour la seule année 2019, plus d'une centaine de femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints ou ex-conjoints. 

Le Grenelle contre les violences conjugales n'a pas apporté les réponses attendues par ces femmes qui militent et de nombreuses associations ont pointé du doigt l'insuffisance des mesures annoncées le 25 novembre -2 jours après le Grenelle- par Edouard Philippe ainsi que le manque de moyens alloués à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes.