Elle Caetera lance un chatbot pour aider les femmes victimes de violences

Publié le 18 mars 2019 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
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L’association Elle Caetera lance ce vendredi 15 mars son chatbot afin d’aider, d’informer et d’orienter femmes victimes de violences conjugales et sexuelles vers les associations d’aide aux victimes.

109, c’est le nombre de femmes décédées à la suite de violences en 2017. Un nombre qui pourrait augmenter en 2019, à ce jour 30 femmes sont déjà décédées depuis le 1er janvier 2019. Malgré la présence des associations d’aides aux victimes, certaines femmes ne savent pas toujours vers qui se tourner lorsqu’elles ont besoin d’aide, souvent par peur d’être jugées ou de subir des représailles. L’ambition de ce service est avant tout d’offrir une première écoute afin de rediriger, par la suite, les victimes vers des structures adaptées.

Un service accessible et discret

Via une courte discussion sur Facebook Messenger, le chatbot (ou agent conversationnel) peut identifier l’infraction dont l’internaute semble être victime. Grâce aux réponses recueillies par le robot, ce dernier va pouvoir expliciter cette infraction et orienter l’utilisateur vers les structures adéquates. En plus de la discrétion conférée par ce service, ce dernier est disponible 24h/24h et 7j/7j. Enfin pour les situations difficiles à identifier, le chatbot transmet les numéros d’écoute téléphonique comme le 3919 ou le 116006.

Un chatbot à destination des 15-25 ans

En utilisant Facebook Messenger, une des applications de messagerie instantanée les plus populaires, la présidente de l’association Elle Caetera, Alexia Lerond entend toucher la génération de jeunes femmes plus à l’aise avec cette technologie. Ce choix se fonde en partie sur le résultat d’une étude menée par le centre Hubertine Auclert en 2016. Les résultats montrent que plus d'une agression sexuelle sur trois s'est produite alors que la victime était âgée de 18 à 25 ans au moment des faits. Et même si ce chatbot ne remplace pas les services gouvernementaux, il constitue déjà une première étape vers un futur dépôt de plainte.