Climat : baisse des émissions de gaz à effet de serre en 2018

Publié le 19 juin 2019 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
Temps de lecture : 2 mins

Entre 2017 et 2018, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé de 4%. Un recul qui intervient après deux ans de hausse. Ces résultats sont en partie imputables à la baisse des émissions liées à la production d’électricité. 

Une bonne nouvelle ? Oui mais elle est à nuancer. Entre 2017 et 2018, les émissions de gaz à effet de serre sont passées de 465 millions de tonnes équivalent CO2 à 445. Ces chiffres, qui proviennent d’un inventaire provisoire publié par le Centre technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa) ce mardi, sont en partie attribués à la baisse des émissions liées à la production d’électricité (-26,9%), du fait d'un hiver doux.

« Cette analyse démontre que notre action produit des premiers résultats »

En plus des bons résultats relatifs à la production d’électricité, les émissions de l’industrie manufacturière (17,5 % des émissions du total) et celles des transports (30% du total) ont baissé respectivement de 2,8% et de 1,6%. « Si beaucoup reste à faire, cette analyse démontre que notre action produit des premiers résultats. Nous sommes sur la bonne voie et nous pouvons gagner la bataille du climat en sonnant ici et maintenant la mobilisation générale » se félicite François de Rugy, ministre de la Transition écologique.

La neutralité carbone en ligne de mire

Ces chiffres interviennent alors que le projet de loi Energie-Climat va être discuté la semaine prochaine à l’Assemblée nationale. Il prévoit de mettre en place la neutralité carbone (ne pas émettre plus de gaz à effet de serre que le pays ne peut en absorber) en 2050. Afin d’y arriver, plusieurs pistes sont envisagées : réduire nos consommations d’énergie et de matières premières, décarboner nos modes de production, améliorer les capacités de stockage de CO2 ou trouver d’autres techniques de capture et de stockage de celui-ci.

Un objectif louable dont les conditions de sa mise en application ne sont pas encore garanties. « 2050, c’est intéressant. La France est douée pour les objectifs de long terme, mais pas bonne sur la mise en œuvre » analysait Anne Bringault, du Réseau Action Climat (RAC) après le discours de politique générale du Premier Ministre Edouard Philippe à l’Assemblée nationale le 12 juin.