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"Alerte rouge" pour l'humanité : le réchauffement climatique s'accélère, selon le GIEC

Publié le 10 août 2021 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
Temps de lecture : 2 mins

Lundi 9 août 2021, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié un rapport concernant les effets du changement climatique. Johan Rockström, directeur de l’Institut de recherche de Potsdam a dévoilé que nous approchons peu à peu des points de basculement majeurs, comptabilisés en 2009, qui pourraient mettre l’humanité en danger.


Le changement climatique “sans précédent” affecte la température de la Terre


Dans ce rapport, les scientifiques et chercheurs du GIEC rappellent que :

  • la température globale de la Terre a augmenté de 1,09 degrés entre 2011 et 2020
  • le niveau des mers a monté de 20 centimètres soit "plus vite que lors de n'importe quel autre siècle depuis au moins 3 000 ans"
  • la banquise en Arctique a atteint son niveau le plus bas depuis 1850
  • la fonte des glaciers s’est accélérée, ce qui a eu pour conséquence de faire reculer leur surface de manière radiale et "sans précédent depuis 2 000 ans"
  • la montée des eaux est jugée "irréversible" sauf « si nous agissons tout de suite, nous pourrons en voir les bénéfices sous dix à vingt ans », a expliqué Valérie Masson-Delmotte, une paléoclimatologue française.


La concentration de gaz à effet de serre est la plus importante depuis presque 2 millions d’années


Le rapport, publié tous les 7 ans, avait en 2014, mis en lumière les émissions de CO2 et leurs concentrations qui ne cessent d’augmenter. Si certaines décisions ont été prises pour limiter leur propagation, la situation ne s’est pas améliorée. « Depuis 2011 [date des mesures citées dans le précédent rapport], la concentration [de gaz à effet de serre] a continué d'augmenter dans l'atmosphère », est-il expliqué dans le rapport. En 2019, la concentration de CO2 a atteint un niveau record depuis “au moins 2 millions d’années”. Le méthane et le protoxyde d’azote, quant à eux, ont atteint leur plus haut niveau depuis “au moins 800 000 ans”.


Des prévisions inquiétantes concernant la planète


Plusieurs scénarios et prévisions inquiétantes ont été évoqués dans le rapport. La montée des eaux serait irréversible pour des milliers d’années et les eaux du monde pourraient engloutir des régions entières et des îles. Le niveau augmenterait et passerait de 28 centimètres à deux mètres en fonction de l’évolution du réchauffement climatique. Dans les prochaines décennies, les océans et les forêts qui autrefois aspiraient une grande quantité du CO2, pourraient perdre une partie de leur capacité.


À seulement trois mois de la COP26 de Glasgow, ce rapport est une alerte rouge et un signal d’action fort contre les énergies fossiles qui « détruisent la planète », a notamment expliqué Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies. Les informations publiées le 9 août, ne sont issues que de la première des trois parties du rapport d’évaluation du GIEC. La seconde partie sera publiée en février 2022 et sera consacrée au dérèglement climatique sur les écosystèmes. La troisième présentera les solutions possibles pour tenter d’atténuer le réchauffement climatique et ses conséquences.

 

Par Léa Bourgoin