2040 : fin du plastique à usage unique ?

Publié le 12 décembre 2019 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
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L’une des mesures qu’intègre la loi “anti-gaspillage pour une économie circulaire” est l’interdiction du plastique à usage unique. Le 10 décembre, l’Assemblée Nationale a finalement voté cette interdiction, pour l’année 2040.

 

Un impact économique laissé de côté 

Cette mesure vise entre autres les emballages alimentaires en plastique, les bouteilles, les flacons, les couverts, etc. L'impact économique de cette interdiction a soulevé plusieurs voix qui, tout en étant conscientes de l'urgence environnementale, s'inquiètent des implications de cette interdiction.

Françoise Andres, Présidente d’Elipso, la fédération professionnelle des fabricants d’emballages plastiques rigides et souples en France, explique que cette interdiction va porter préjudice aux 38 000 employés et collaborateurs qui évoluent dans ce secteur : “Un tel bouleversement ne peut être pris à la va-vite, sans études d’impact environnemental ni économiques”.

Certains politiques ne sont pas non plus emballés par cette mesure. Annie Genevard, vice-présidente de l’Assemblée, affirme que l’économie française va beaucoup souffrir de cette mesure : “On ne parle pas des emplois supprimés, on ne parle pas des territoires fragilisés… C’est le grand absent de nos débats”.


On ne peut pas attendre 2040

En face, les ONG environnementales et plusieurs personnalités tirent la sonnette d’alarme. 2040, c’est dans 20 ans. La crise environnementale qui secoue le climat et les écosystèmes de la planète, nécessite des actions concrètes et dans des délais courts, afin d’enrayer le réchauffement climatique et rétablir l’équilibre biologique. 

WWF France, une ONG dédiée à la protection de l'environnement et au développement durable, explique que des mesures immédiates doivent être prises pour remédier à la pollution plastique qui gangrène les écosystèmes : “On ne peut pas attendre 2040 pour interdire les sacs, les petites bouteilles ou les plastiques jetables dans les administrations publiques et lors des événements”, affirme l’ONG dans un communiqué. 

Greenpeace rappelle aussi que d’ici 20 ans, les océans contiendront plus de plastiques que de poissons. Une pollution qu’il est déjà difficile, voire impossible, de contrôler, puisqu’il est plus rentable pour les industriels producteurs de plastique de s’en débarrasser dans la nature que de prendre en charge la fin de vie de ces objets. 

Les personnalités publiques prennent également part au débat, comme l’acteur Pierre Niney qui a interpellé, dans un tweet, Brune Poirson, Secrétaire d'état auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire.

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Brune Poirson a répondu à ce tweet en expliquant vouloir une transition "radicale, pas brutale". La réponse de l'acteur ne s'est pas fait attendre. 

 

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La loi anti-gaspillage vise également la réduction du plastique en enrayant le gaspillage des jouets.

Crédit : Zoetnet CC BY 2.0