Serge Amisi et Yaounde Mulamba : enfants soldats et artistes

Par UNICEF, le 12 février 2016

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En République Démocratique du Congo, on les appelait Kadogo, les petits. Ils étaient recrutés et utilisés pour combattre. Ils n’avaient que 9 ans. A l’occasion de la journée internationale des enfants soldats, rencontre avec Serge Amisi et Yaounde Mulamba, deux anciens enfants soldats.

Le droit international comme protection ?

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) stipule que chaque enfant a le droit de grandir dans un environnement qui le protège de la maltraitance et de l’exploitation. Il a le droit de ne pas faire la guerre, ni de la subir (articles 19, 22, 32, 35, 39 et 40).

Cette convention est ratifiée par la quasi totalité des états. La République Démocratique du Congo l’a signée le 27 septembre 1990. Malheureusement, comme bon nombre d’engagements sans valeur contraignante, la CIDE n’est pas respectée partout dans le monde.

Qu’est ce qu’un enfant soldat ?

Les enfants soldats sont tous âgés de moins de 18 ans. Ils sont recrutés et utilisés illégalement par des groupes ou des forces armés. Parmi leurs rangs, on trouve aussi bien des filles que des garçons. Certains ont à peine 7 ans.

Pour eux, pas de guerre des boutons, pas de « Call of Duty », mais la guerre, la vraie, celle des grands, celle où l’on n’a qu’une « vie ».

Ils sont utilisés comme combattants, espions, soigneurs, porteurs, cuisiniers, messagers ou encore esclaves sexuel(e)s, particulièrement les filles.

Les trafiquants ont très vite compris qu’un enfant de 10 ans peut facilement monter et démonter des Kalachnikov, des AK47 ou des M-16. Il peut s’en servir grâce à leur légèreté, leur petite taille et leur mécanisme automatique.

Pour ne rien arranger, leur coût est peu élevé, se procurer de telles armes en grande quantité est très facile. Selon l’ONU, il circule dans le monde une arme légère pour douze habitants, faisant 1300 victimes par jour.

Actuellement, il y aurait entre 250 000 et 300 000 enfants soldats dans le monde, dont environ 40 % de jeunes filles. La plupart est enrôlée sur le continent africain, mais aussi en Asie, au Moyen Orient ou en Amérique Latine.

Pourquoi un enfant devient-il soldat ?

Le plus souvent, les enfants ne choisissent pas de devenir soldats : ils sont enlevés et recrutés de force dans les groupes/forces armés.

Ils rejoignent parfois ces mouvements volontairement lorsqu’ils sont séparés de leur famille, déplacés pour des raisons de pauvreté, habitent des zones de conflit ou n’ont plus aucune opportunité d’emplois, d’éducation, etc.

Stopper le phénomène semble presque impossible, entre ingérence et violence des conflits armés. Cependant, sur le terrain, des associations agissent avec courage pour changer les choses.

Le rôle de l’UNICEF

L’UNICEF mène des programmes de prévention du recrutement, de prise en charge et de réinsertion des enfants associés aux entités armées.

Le premier objectif est de sortir les enfants des groupes et des forces armés, et de leur assurer un accès aux services socio-sanitaires essentiels.

Dans un second temps, le but est de reconnecter ces enfants avec un environnement protecteur et familial lorsque cela est possible. Mais aussi de proposer des alternatives durables grâce à la scolarisation, à l’apprentissage d’un métier, au soutien psychosocial et au soutien des communautés qui les accueillent.

Grâce à ces programmes, depuis 2001, près de 100 000 enfants associés aux forces et groupes armés ont pu être soutenus dans leur libération et leur réinsertion.

SOS Enfants et APROJED luttent pour la réinsertion

Le plus souvent désœuvrés, sans instruction et sans perspectives d’emploi, les enfants soldats démobilisés sont la proie facile des recruteurs qui peuvent leur faire reprendre les armes. Les risques sont accrus s’ils sont séparés de leur famille et vivent dans la rue…

Pour lutter contre ce fléau, l’association congolaise APROJED a mis en œuvre, en partenariat avec SOS Enfants, un programme de réhabilitation et de réinsertion des ces enfants soldats.

Il comprend trois axes principaux :

  • Aider les jeunes à quitter les bandes armées, identifier les enfants soldats démobilisés et éviter le recrutement de ces enfants par les milices.
  • Restaurer les structures sociales autour des enfants soldats démobilisés.
  • Contribuer à leur intégration dans la vie socioprofessionnelle par l’alphabétisation, l’apprentissage des métiers et le micro-crédit.

Pour offrir une vie meilleure à ses enfants, participer à l’effort en donnant. Cliquez sur les liens en bas de page !

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