Rohingyas, l'urgence d'agir

Par HAMEB, le 04 octobre 2017

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Alors que la crise des Rohingyas fait rage en Birmanie, l’Organisation des Nations Unies a dénoncé ce lundi 2 octobre l’ampleur de la souffrance humaine dans l’Ouest du pays. Depuis la reprise des violences en septembre, 62 villages ont déjà été incendiées. Mais pourquoi est-ce un cauchemar humanitaire ?

Une minorité persécutée

Minorité musulmane en Birmanie, les Rohingyas sont considérés comme la plus grande population apatride au monde. Ils sont près d’un million de musulmans sunnites à peupler l'État Rakhine dans le nord-ouest du pays. Problème, la Birmanie les considère comme Bangladais, leur refusant systématiquement la citoyenneté. Depuis plusieurs dizaines d’années déjà, les Rohingyas sont ainsi victimes de discrimination : règles de mariage, confiscation de terres ou encore travail forcé. La situation s’aggrave encore fin août, lorsque l’armée birmane lance une vaste campagne de répression, dénoncée par l’ONU comme une tentative d’épuration ethnique. Villages brûlés, tirs sur des civils, exactions militaires, les forces birmanes ne tiennent pas compte des condamnations. Privés d’eau potable, les Rohingyas survivent dans des conditions d’hygiène déplorables. La reprise des violences en septembre a déclenché un nouvel exode massif : ils sont déjà plus d’un demi-million à se réfugier au Bangladesh.

Agir pour les Rohingyas

À ce stade, cette flambée de violences se traduirait par un bilan d’un millier de morts. Nous avons rencontré Djebril Kaouche, secrétaire général de HAMEB (Halte Au Massacre En Birmanie). Formé en août 2012, ce collectif vise à sensibiliser aux souffrances des minorités ethniques en Birmanie. L’objectif : venir en aide aux communautés persécutées tout en médiatisant le massacre pour continuer à dénoncer, alerter. Engagé pour les Droits de l’Homme, Djebril Kaouche nous a livré son témoignage. « La situation est horrible, d’autant plus que c’est la période de la mousson. Ils ont besoin de couvertures, de nourriture, de soins, d’eau potable. C’est important d’en parler, il s’agit des Droits de l’Homme les plus élémentaires. On ne peut pas fermer les yeux », poursuit-il.

Découvrez la suite de l’interview dans notre reportage vidéo. Et pour agir, c'est simple :

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