Xavier Coadic : « Le biomimétisme, résoudre les défis sociétaux en s’inspirant du vivant »

Par Le Biome, le 25 mars 2016

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Biologiste, consultant innovation en économie circulaire, Xavier Coadic a initié le Biome, le premier fablab – un laboratoire de fabrication - consacré au biomimétisme. Il nous explique en quoi consiste ces innovations qui s’inspirent du vivant pour résoudre des défis sociétaux et raconte son tour de France des lieux où se fabrique le monde de demain.  

C’est le héros symbiotique d’Isabelle Delannoy, invitée il y a quelques semaines de notre conférence de rédaction. Lui, c’est Xavier Coadic, biologiste et multi-entrepreneur breton. Il a initié à Rennes la startup le Biome, un hacklab de biomimétisme. Comme le proclame son slogan, c’est le lieu et la communauté où « 3,6 milliards d’années d’innovations rencontrent une technologie qui n’a de limite que votre imagination. »

« Hacker » la biologie pour proposer des solutions innovantes

Depuis deux ans, les curieux, geeks et bricoleurs en tous genres viennent bidouiller des produits et services qui puisent leurs modèles dans la nature, pour répondre à des défis sociaux et environnementaux.

Quelques exemples ? L’équipe du Biome a mis au point un latex à base de sève de pissenlit. « Le pissenlit, c’est une ressource ultra-locale, explique-t-il. Notre objectif, c’est de développer un kit pour que tout le monde puisse créer du latex, à partir de fleurs récoltées à deux pas de chez lui. La démarche est à la fois écologique, on évite l’utilisation de l’hévéa lointain, et économique, le pissenlit ne coûte rien. »

Un autre projet prend de l’ampleur, à Besançon, car le projet du Biome va au-delà de Rennes et dépasse même les frontières ! L’OpenbioFabrics a un projet un peu fou : faire pousser du tissu à partir de bactéries. En lien permanent avec l’équipe qui le développe, le biologiste ira même lui rendre visite dans le cadre du Tour de France qu’il a entrepris début mars.

Dans le genre projet fou, Xavier imagine aussi s’inspirer de l’exosquelette du scorpion, capable de résister aux hautes comme aux basses températures, pour développer un abri pour les personnes qui vivent en milieu aride, notamment les réfugiés qui fuient leur pays.

Un Tour de France des Fablabs

Comme de nombreux innovateurs, surtout de sa génération, on n’enferme pas Xavier Coadic dans une case. En 2005, il travaille pour les Pompiers de Marseille à la prévention des catastrophes et des pollutions marines quand il découvre le biomimétisme, avec un cabinet qui étudie la résistance des structures et des matériaux aux incendies. Il reprend ses études, un Master de biologie, et fait la rencontre d’un autre Delannoy – Emmanuel – fondateur de l’institut Inspire à Marseille.

Il a depuis fait un sacré chemin avant de créer le Biome. Il monte sa structure dans la capitale bretonne, parce que la ville se montre réceptive et intéressée. Il fait ensuite un Tour de Bretagne des Fablabs en octobre 2015 avec une accolyte, Quitterie Largeteau. Dernier projet en date : faire un Tour de France de plusieurs semaines de lieux de fabrication aussi divers que ses centres d’intérêts et ses compétences (biologie, artisanat, science participative…).

Pour ça, il a rendu son appartement, lancé un pot commun civique, auquel des citoyens de toute la France ont cotisé. « C’est dingue, raconte-t-il. Des gens que je ne connais même pas ont donné 50 ou 100 € pour que je parte. » Depuis presque trois semaines, il est donc sur les routes, avec un gros sac à dos. Il fait un premier bilan : « Je n’ai pas beaucoup de recul mais je me sens épanoui ! J’ai promis d’écrire régulièrement. Ça me permettra de lever un peu la tête de mon guidon. »

Démocratiser le savoir

Xavier Coadic part à la rencontre de ces passeurs de connaissance, qui, comme lui, touchent à tout et montent des projets pour les autres. « J’espère trouver un mode de fonctionnement qui convienne à d’autres. On a tout intérêt à ce qu’ils se déplacent et se connectent les uns aux autres », s’enthousiasme-t-il.

Un de ses objectifs, c’est aussi de démocratiser ces lieux et ces communautés. Pas simple, tant les sujets que chacun aborde sont parfois pointus ! « J’aurais dû faire un tour du monde à la voile, ça fait rêver ! J’essaie de faire pareil avec un sac à dos et à terre. » Notre invité de la semaine, Sylvain Lapoix, voit dans son initiative « une utilité fondamentale : démystifier la biologie. » 

A One Heart, on trouve que ce n’est déjà pas mal et que ça donne envie de pousser plus loin : faire de la biologie une alliée du changement de société. Bon vent au Biomer ! Et si le projet vous touche, vous pouvez encore participer au pot commun en cliquant sur le lien ci-dessous.

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