Sortie ciné : La Saison des Femmes

Par l'équipe Oneheart, le 02 mai 2016

L'impact, Kezaco ?

Vos actions ont de l’impact, et, cumulées, elles ont le pouvoir de changer le monde.

A chaque fois que vous fermez le robinet en vous brossant les dents, que vous choisissez de prendre votre vélo plutôt que votre voiture parce qu’il fait beau, que vous relayez une pétition en ligne pour aider les victimes d’une catastrophe naturelle, vous contribuez, à votre échelle, à un monde meilleur.

Grâce à son compteur, OneHeart mesure l’impact de chacun.e des causes, événements, spots, actualités et acteurs qui se trouvent sur la plateforme : plus vous lisez, regardez, partagez, commentez les contenus sur OneHeart, plus vous augmentez leur impact en les diffusant autour de vous.

Alors, qu’attendez-vous ?

Close

La Saison des Femmes, le troisième film de la réalisatrice indienne Leena Yadav, est sorti sur les écrans le 20 avril 2016. Sur fond de comédie bollywoodienne, cette œuvre sociale dénonce le machisme, la violence et les injustices d’une partie de la société patriarcale indienne.

Inde, Etat du Gujarat, de nos jours. Dans un petit village, quatre femmes osent s’opposer aux hommes et aux traditions ancestrales qui les asservissent. Portées par leur amitié et leur désir de liberté, elles affrontent leurs démons, et rêvent d’amour et d’ailleurs. Le décor du dernier film de Leena Yadav est planté. Pour son troisième long-métrage, sorti le 20 avril 2016 au cinéma, la réalisatrice indienne raconte l’histoire de femmes confrontées à la violence, au machisme et à l’injustice de l’autorité patriarcale.

« Ce film est ma réaction à une société misogyne qui traite les femmes comme des objets sexuels, dont le rôle se limite à servir les hommes, explique Leean Yadav. Si j’ai choisi d’écrire l’histoire de ces femmes ordinaires au destin extraordinaire, c’est pour donner à mes personnages féminins une voix qui observe, comprend et réagit. Nous sommes tous parfois contraints par la structure sociale à nous conformer à certaines normes ou valeurs, sans nous interroger sur leur signification ou les remettre en cause. Si les remettre en question fait de nous des hors-la-loi, eh bien tant pis ! ».

Voyager pour comprendre

Pour cerner les réalités quotidiennes de ces femmes, la réalisatrice a sillonné le nord-ouest de l’Inde, une région majoritairement rurale. « La population est régie par d’anciennes « normes » patriarcales décrétées par le conseil du village, composé en grande partie d’hommes », détaille Leena Yadav.

Le voyage fut long et éprouvant. « Lors de nos repérages pour les scènes en extérieur, se souvient la réalisatrice, nous avons visité une bonne trentaine de villages aux environs de Bhuj, du Gujarat et du Rajasthan. On nous a interdit d’y tourner, car les villageois n’approuvaient pas qu’une femme (moi, en l’occurrence) dirige une équipe, porte des pantalons, ne se couvre pas la tête et parle ouvertement aux hommes.

Contre toute attente, ce sont les hommes de la jeune génération, ceux qui sont aux commandes aujourd’hui, qui ont eu le plus de mal à accepter une femme émancipée comme chef d’équipe. L’un d’eux m’a dit : « Si une femme comme vous pénètre dans notre village, nos femmes seront perverties » ».

Le quotidien comme prison

Le film raconte l’histoire, tristement banale, de ces femmes confrontées à un quotidien insupportable. « Le jour, précise Leena Yadav, elles cuisinent, font le ménage, élèvent seules leurs enfants et effectuent des tâches agricoles éreintantes. Le soir, elles gagnent un peu d’argent supplémentaire en brodant à la lueur d’une lampe des étoffes artisanales, revendues à prix d’or dans les grandes villes. Ces femmes subissent un véritable lavage de cerveau. On leur fait croire que leurs efforts ne valent rien, que ce sont les hommes qui subviennent aux besoins de la famille. « Le pauvre, il travaille toute la journée et rentre fatigué le soir, c’est normal qu’il prenne un verre pour se détendre », expliquent-elles pour excuser l’alcoolisme de leurs maris, souvent camionneurs saisonniers ».

Faire changer les consciences

Véritable plaidoyer contre l’asservissement des femmes indiennes, le film parvient à mêler brillamment, dénonciation sociale, comédie bollywoodienne et beauté esthétique. Désormais, l’objectif de la réalisatrice est de faire évoluer les consciences.

« J’espère que La Saison des Femmes suscitera des conversations, appelle de ses vœux Leena Yadav, des polémiques qui me semblent essentielles pour notre monde et pour nos vies aujourd'hui. Tous ces sujets ont été trop longtemps relégués aux oubliettes, cachés sous le tapis. Et les débats sont un premier par vers le changement… ». En Inde, il est temps que vienne La Saison des Femmes !

Une réaction ? Rejoignez la conversation

Votre dose d’engagement hebdo

Chaque semaine, recevez le meilleur
de One Heart dans votre boite email.

En lisant cet article, je contribue à propager savoir, art et beauté

Vous aimerez aussi...

Top impact

JE PASSE À L'ACTION

Tous les moyens sont bons pour soutenir One Heart !

Je découvre toutes
ses actualités

Je postule à ses
offres d'emploi

+25 points

Je participe
à ses événements

+25 points

Je deviens
bénévole

+25 points
Close