SINGA, la communauté du monde

Par SINGA, le 25 avril 2016

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Nous recevons cette semaine Alice Barbe, directrice de l’association SINGA, une communauté mettant en relation les réfugiés et leur société d’accueil.

Les réfugiés n’ont pas les moyens d’exprimer leur potentiel. C’est pour répondre à ce constat que Guillaume Capelle et Nathanaël Molle ont fondé SINGA en 2012. L’association favorise l’émergence d’espaces et d’outils de rencontre, d’échange et de collaboration entre les personnes réfugiées et leur société d’accueil afin de favoriser le vivre ensemble, l’enrichissement culturel et la création d’emplois. Rencontre avec Alice Barbe, directrice de l’association.

Le réseau SINGA

« J’ai rejoint l’équipe au début de l’aventure, raconte Alice Barbe. C’est en 2013, que la communauté SINGA, un mot essentiel dans notre démarche, est réellement née. Nous souhaitions connecter des réfugiés à ceux qui ont les mêmes compétences et centres d’intérêt qu’eux : un journaliste avec un journaliste, un passionné de football avec un footballeur etc. L’objectif est de créer une relation d’entraide.

Chez nous, il n’y a pas de bénévoles ou de bénéficiaires. C’est un réseau, une sorte de LinkedIn, Facebook, Airbnb et même Tinder réunis ! C’est de la mise en relation. Comme notre communauté est composée de toutes sortes de talents, les possibilités sont illimitées ».

Changer les consciences

« Nous travaillons à démystifier certains termes ou expressions, explique la directrice de l’association. C’est regrettable mais dans la tête des gens « réfugié » ne rime pas avec entrepreneur, richesse ou ami. Malheureusement, le déclassement professionnel frappe énormément ces personnes. La première question à leur poser ne doit pas porter sur leur passé mais sur ce qu’ils veulent faire dans l’avenir. Nous devons changer de perception.

Nous lançons prochainement Trait d’union, « - », un média et un site Internet pour déconstruire les idées reçues sur les réfugiés. Nous voulons montrer la richesse que représentent ces gens aux professions et traditions différentes. L’équipe de rédaction sera composée de membres de l’association et de réfugiés. Il faut faire évoluer les consciences et on ne peut pas compter sur les médias traditionnels ».

Le numérique au service des réfugiés

« En parallèle de nos activités, nous avons mené une étude sur le numérique et les réfugiés, détaille Alice Barbe. Contrairement aux apparences, ces personnes sont très connectées. Pour le dire sur un ton plus léger : « un réfugié a besoin d’une bonne paire de chaussure et d’un Smartphone ». Nous avons donc organisé un hackathon sur les conditions d’asile en France avec l’aide de Simplon et de MakeSense.

Le but était de développer des solutions numériques rendant plus simples l’aide et les démarches administratives pour les réfugiés. En sont sorties deux applications : Comme A La Maison (CALM), une réseau de mise en relation entre des personnes réfugiées mal logées ou sans domicile fixe et des particuliers, et WAYA, le Wikipédia du réfugié traduit en plus d’une trentaine de langues ».

Le futur de SINGA

L’association vient de créer son incubateur destiné à soutenir des projets portés par des réfugiés ou pour des réfugiés. « Nous accompagnons actuellement 11 projets, précise la directrice de l’association.  

On développe aussi une plateforme collaborative pour que n’importe qui puisse faire « du SINGA ». On peut imaginer quelqu’un y publier : « Je vais courir ce soir, qui veut venir avec moi ? ». Il faut ouvrir les consciences, changer le paradigme de notre société.

SINGA propose également un programme de sport. Une entraineuse sportive russe nous a dit que le sport l’avait sauvée lorsqu’elle faisait sa demande d’asile. Aujourd’hui elle dispense pour le compte de l’association des cours gratuits de Zumba, de Yoga ou encore d’Athlétisme.

Donner du sens à nos vies

SINGA comprend trois antennes en France : Lille, Montpellier et Lyon. Elle est aussi présente en Belgique, en Allemagne, en Australie, au Québec et au Maroc. Le modèle s’exporte, avec à chaque fois la nécessité de l’adapter aux spécificités des pays d’accueil. Il est cependant une constante : SINGA fait du bien partout où elle s’établit.

« Dans mon ancienne vie, se souvient Alice Barbe, je travaillais à l’ONU ou pour le compte du gouvernement britannique. Je ne percevais pas l’impact de ce que je faisais. Aujourd’hui je suis fière de mesurer les résultats concrets de mon travail. Un jour, quelqu’un nous a dit : « SINGA, c’est un incubateur de bonheur ». C’est ce que je ressens en allant travailler tous les jours. »

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