Salon de l’Agriculture : le bio et les circuits courts sont à l’honneur

Par Marchands des 4 saisons, le 26 février 2016

L'impact, Kezaco ?

Vos actions ont de l’impact, et, cumulées, elles ont le pouvoir de changer le monde.

A chaque fois que vous fermez le robinet en vous brossant les dents, que vous choisissez de prendre votre vélo plutôt que votre voiture parce qu’il fait beau, que vous relayez une pétition en ligne pour aider les victimes d’une catastrophe naturelle, vous contribuez, à votre échelle, à un monde meilleur.

Grâce à son compteur, OneHeart mesure l’impact de chacun.e des causes, événements, spots, actualités et acteurs qui se trouvent sur la plateforme : plus vous lisez, regardez, partagez, commentez les contenus sur OneHeart, plus vous augmentez leur impact en les diffusant autour de vous.

Alors, qu’attendez-vous ?

Close

Le Salon de l’Agriculture se tiendra du 27 février au 6 mars 2016. Le rendez-vous sera l’occasion de mettre en lumière des solutions viables à la crise agricole que nous traversons.

Le 02 février 2016 était diffusée l’émission Cash Investigation consacrée aux produits chimiques dans notre alimentation. Le programme a eu de grandes répercussions, instaurant un climat de défiance à l’égard de la filière agricole.

Alors qu’ils traversent actuellement une crise très importante, les agriculteurs n’avaient pas besoin de cette publicité. Ils ne savent plus comment faire entendre leur voix. Certains sont allés jusqu’à interpeler le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, à son domicile sarthois. YAK, notre invité de la semaine, précise que notre modèle agricole « repose sur une fragilité, c’est un miracle que cela fonctionne encore, ça ne peut plus durer ».

C’est dans cette atmosphère tendue que se tiendra, Porte de Versailles, le Salon de l’Agriculture du 27 février au 6 mars 2016. Cette édition sera l’occasion, pour de nombreux acteurs de la filière, d’apporter des solutions concrètes à la question agricole. « Je suis convaincu que dans quelques années, on apprendra à planter des légumes, comme on apprend les maths », espère YAK.

Nourrir le monde avec le bio

Et si l’agriculture bio était la solution ? Pendant des années, de nombreux agriculteurs pensaient que ce type d’agriculture ne pourrait pas nourrir la planète entière qui comptera 9 milliards d’habitants en 2050.

Cependant, une étude réalisée par deux agronomes américains, John Reganold et Jonathan Wachter, tord le cou à ces idées reçues.

Nous savions déjà que la polyculture bio pouvait atteindre des rendements à peine inférieurs à l’agriculture chimique. Mais les deux chercheurs affirment que l’agriculture bio peut faire bien mieux ! « En cas de sécheresses sévères, qui risquent d’augmenter avec le réchauffement climatique, les fermes biologiques ont un meilleur rendement parce que leurs sols sont mieux préservés et donc mieux à même de retenir l’eau », remarquent-ils. Selon eux, un financement plus important de la recherche pourrait améliorer la rentabilité de ces cultures sans pesticides.

Une autre dimension à prendre en compte dans le calcul du rendement c’est qu’en agriculture bio, on a par définition une association de cultures, d’activités agricoles. On doit donc calculer des rendements cumulés. En maraîchage, on peut avoir des rendements beaucoup plus importants qu’en agriculture traditionnelle.

La culture bio a également de nombreux avantages environnementaux : les sols et l’eau sont moins pollués, il y a moins d’émissions de gaz à effet de serre, la biodiversité se développe etc. Les agriculteurs sont aussi gagnants, ils contractent moins de maladies chroniques et les prix sont plus rémunérateurs. 

« Il ne s’agit pas seulement de produire assez, mais de faire en sorte que l’agriculture soit respectueuse de l’environnement, et de s’assurer que la nourriture va bien à ceux et celles qui en ont besoin, souligne John Reganold. Si on regarde les calories produites par tête,  il y a suffisamment de nourriture pour sept milliards de personnes actuellement, mais nous en gaspillons 30 à 40 % ! ». Nous devrons nécessairement réduire le gaspillage.

Notre consommation de viande est également problématique. Pour avoir plus de rendement, il faudrait augmenter les surfaces de culture. Ce qui signifierait sacrifier des surfaces utilisées pour l’alimentation animale de production intensive. Nous pourrions envisager de les transformer pour produire de l’alimentation pour les êtres humains.

Les marchands des 4 saisons

Une autre solution est de favoriser les circuits courts, « l’urgence c’est de permettre aux agriculteurs d’augmenter leur marge de manœuvre, indique Marc Dorel, fondateur du site Internet Marchands des 4 saisons. Pour cela, il faut mieux organiser les circuits de distribution. Les circuits courts permettent d’augmenter les marges car il n’y a plus d’intermédiaire. De plus, l’agriculteur est directement au contact du client, il contrôle le prix et les ventes ».

Marchandsdes4saisons.fr, c’est un réseau de distribution de produits locaux 100% responsables. « On distribue 70% de produits locaux, explique son fondateur; 20% de produits en circuits courts, comme les clémentines corses, par exemple, car on veut répondre aux besoins des consommateurs sans être « local-extrémiste » ; et 10% de produits issus du commerce équitable (thé, café, riz…). »

Le site compte déjà 400 producteurs dans son réseau, 120 points de retrait dans des commerces de proximité (boucheries, boulangeries, supérettes…). Un magasin a ouvert à Cagnes-sur-Mer et d’autres sont en cours de signature.

« Nous voulons permettre aux circuits courts de changer d’échelle, en gagnant en notoriété et en augmentant les volumes, tout en restant au plus près des habitudes des consommateurs », poursuit l’entrepreneur. Il sera présent avec son équipe tout au long du Salon de l’Agriculture et entend bien remettre au Président de la République un ensemble de propositions pour favoriser le développement des circuits courts.

Marchands des 4 saisons souhaite fédérer les acteurs de la filière responsable. « Il faut également former les producteurs à devenir des commerçants, ils ne viennent pas de cette culture, précise le fondateur du site ». Avant de conclure : « tout le savoir faire est là. Nous avons les solutions, nous pouvons les mettre en place, il faut maintenant réussir le changement d’échelle. L’agriculture française toute entière doit s’orienter vers les marchés locaux ».

Une réaction ? Rejoignez la conversation

Votre dose d’engagement hebdo

Chaque semaine, recevez le meilleur
de One Heart dans votre boite email.

En lisant cet article, je contribue à partager plus pour intégrer plus

Vous aimerez aussi...

Top impact

JE PASSE À L'ACTION

Tous les moyens sont bons pour soutenir Marchands des 4 saisons !

Je découvre toutes
ses actualités

Close