One Heart et le FIFE, c’est tout un cinéma !

Par ORÉE, le 30 mars 2016

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Le Festival international du film d’environnement (FIFE) fait son cinéma chez One Heart ! Partenaire de cette 33e édition, nous recevons cette semaine Myriam Gast, Responsable de la programmation.

Du 5 au 12 avril, le FIFE Ile-de-France proposera, au Cinéma des Cinéastes à Paris et dans les sept autres départements franciliens, une sélection de 99 films – dont 51 premières – et 14 webdocumentaires, venus de 41 pays, un état du monde et un regard sur celles et ceux qui s’engagent pour préserver un équilibre.

La compétition officielle

Pendant cette 33e édition, parrainée par le célèbre explorateur Jean-Louis Etienne, les spectateurs pourront découvrir une riche sélection, tant par les formats (documentaires courts, moyens et longs métrages ; fictions ; films pour le jeune public) que par les sujets abordés.

« Plusieurs films illustrent la réalité paradoxale de bien des peuples, explique Myriam Gast, Responsable de la programmation. Ils voudraient protéger leur environnement mais, confrontés à des difficultés économiques, ils ont besoin de gagner leur vie et sacrifient parfois par nécessité les ressources naturelles de leurs terres. »

Côté longs métrages, Surire, de Bettina Petu et Ivan Osnovikoff illustre le quotidien de collecteurs de sel, dans la beauté sauvage d’une réserve naturelle andine exploitée par l’industrie minière. Pipelines, pouvoir et démocratie, d’Olivier D.Asselin, montre la mobilisation des citoyens et des politiques contre des projets d’oléoduc au Québec, qui concernent souvent des terres peu peuplées.

Poverty, inc de Michael Matheson Miller dissèque quant à lui les conséquences du charity business pour les pays en grande difficulté. « On sait par exemple que l’économie locale en Haïti a été ravagée par les importations de riz américain, rappelle Myriam Gast. Cette aide alimentaire était utile dans les années qui ont suivi le séisme, mais son maintien finit par faire plus de mal que de bien. »

« L’environnement urbain n’est pas en reste, poursuit-elle. Neon, de Lawrence Johnston, rend un hommage à la beauté et à la riche histoire des enseignes au néon, quand le documentaire Les Vaillants, tourné au sein d’une communauté urbaine dans un HLM de Montréal, prend le contre-pied des clichés habituels. »  

Des thématiques toutes actuelles

Cette année, le FIFE décline aussi trois thématiques. Les déchets d’abord. Containment, de Peter Galison et Robb Moss s’intéresse par exemple aux endroits les plus radioactifs du monde. Nos boues taboues d’Emmanuel Papin évoque l’utilisation controversée des boues d’épuration sur les terres agricoles.

Christopher Beaver a filmé la course au « Zéro déchet » de San Francisco d’ici 2020 dans Racing to zero : in pursuit of Zero Waste. C’est aussi dans cette ville américaine que Cyril Dion et Mélanie Laurent sont venus tourner une séquence de Demain. « Ils ont bien montré comment le déchet, ce qu’on veut mettre loin de nous, est en fait une ressource précieuse », rappelle Myriam Gast.

Une thématique revient chaque année, bien qu’elle ait changé de nom récemment pour rendre hommage à une chanson de Patti Smith. « People have the power » recense des initiatives citoyennes et solidaires. « Notre credo, c’est d’expliquer que malgré les études alarmistes, on ne peut pas dire que c’est foutu et qu’au contraire, ça vaut le coup d’essayer ! »

Deux exemples ? L’adaptation documentaire du livre de Naomi Klein, par Avi Lewis, nous explique à travers les témoignages de différents peuples directement impactés par les changements climatiques que Tout peut changer, quand Changement de propriétaire suit de l’intérieur une aventure citoyenne défendant une idée aussi fiable qu’utopique : celle de la terre comme bien commun, à travers les actions de l’association Terre de liens.

Les spectateurs pourront réfléchir autour d’un troisième thème : la gestion de l’eau en France et dans le monde, autour de deux films, Capital, de Giulia Bruna et Lida Perin et Vague citoyenne. Une rencontre avec Armelle Bernard, directrice adjointe des relations extérieures et du développement d’Eau de Paris explorera la question de l’accès à l’eau pour tous.

Le Brésil à l’honneur

Les amoureux du cinéma environnemental découvriront aussi une sélection de films sur le Brésil. C’est un juste retour des choses : l’édition 2015 du festival Ambiente de Rio de Janeiro donnait carte blanche au FIFE et projetait quelques films français.

Le Brésil est sous les feux de l’actualité. Il est au cœur d’un scandale politico-écologique, l’affaire Petrobras-BTP, qui éclabousse notamment l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva devenu ministre de Dilma Rousseff. Mais il est aussi touché par une des pires catastrophes écologiques de son histoire - une pollution causée par la rupture de deux barrages miniers dans le Minas Gerais. The Daily death de Daniel Lentini, en compétition officielle, offre d’ailleurs un journal en images pour découvrir comment cet Etat semble perdre son essence et ne pas savoir s’adapter au progrès.

Drought, de Maria Augusta Ramos, filme le voyage d’un camion qui fournit en eau potable les habitants frappés par la sécheresse. Le Jardin de l’espoir de Laurence Guenoun montre une autre réalité brésilienne : celle de Jardim Gramacho, à 30 minutes de Copacabana. La plus grande décharge à ciel ouvert sud-américaine, désormais abandonnée, laisse une communauté entière sans travail ni ressources.

L’association OREE profitera de ce focus pour parler plus largement du fléau de la déforestation. Cette organisation rassemble plus de 170 acteurs pour développer une réflexion commune sur les meilleures pratiques environnementales et mettre en œuvre des outils pour une gestion intégrée de l’environnement à l’échelle des territoires.

« Même si les sujets environnementaux sont mieux connus du public, reconnait Myriam Gast, on a plus que jamais besoin du FIFE pour sensibiliser à ces enjeux complexes. » On laisse à cette femme énergique et résolument optimiste le mot de la fin en chanson. « Je suis d’accord avec Lenny Kravitz pour dire qu’en matière d’environnement « It Ain’t Over ‘til It’s Over », Tout est possible tant que ce n’est pas la fin. »

Nous aussi, on est bien d’accord ! C’est bien pour ça qu’on se bat et qu’on s’associe au Festival en le relayant et en le couvrant, bien sûr, mais aussi en proposant nos adresses engagées - nos One Heart Spots - autour des cinémas participants.

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