Mal logement: des associations dénoncent une « politique du thermomètre »

Par Fondation Abbé Pierre, le 27 janvier 2016

L'impact, Kezaco ?

Vos actions ont de l’impact, et, cumulées, elles ont le pouvoir de changer le monde.

A chaque fois que vous fermez le robinet en vous brossant les dents, que vous choisissez de prendre votre vélo plutôt que votre voiture parce qu’il fait beau, que vous relayez une pétition en ligne pour aider les victimes d’une catastrophe naturelle, vous contribuez, à votre échelle, à un monde meilleur.

Grâce à son compteur, OneHeart mesure l’impact de chacun.e des causes, événements, spots, actualités et acteurs qui se trouvent sur la plateforme : plus vous lisez, regardez, partagez, commentez les contenus sur OneHeart, plus vous augmentez leur impact en les diffusant autour de vous.

Alors, qu’attendez-vous ?

Close

A l’occasion de ses Assises pour l’accès au logement des sans-abri, la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS) dresse un bilan sans concession de la politique du logement social.

La France compte 3,8 millions de personnes mal-logées, selon la Fondation Abbé Pierre. Parmi elles, 140 000 personnes sans-abri et 120 000 ménages menacés chaque année d’une expulsion locative pour impayés. La conjoncture actuelle est de plus très mauvaise : le taux de pauvreté est en hausse de 14,2% et 1,8 million de personnes sont en demande d’un logement social.

La Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS) estime que l’Etat a engagé en 2015 des mesures « positives » avec trois plans successifs de résorption des nuitées hôtelières, d’accueil des migrants et de renforcement des capacités des centres d’accueil pour les demandeurs d’asile.

Selon la FNARS, « les crédits du logement accompagné ont été, cette année, préservés et mieux consommés alors qu’ils étaient régulièrement « siphonnés » par l’hébergement d’urgence ».

Mais elle fait part également de ses inquiétudes : « la logique urgentiste de création de places de mise à l’abri et d’hébergement précaire, sans accompagnement global ni perspective de sortie vers le logement persistent. 40 000 personnes sont toujours hébergées à l’hôtel et la gestion au thermomètre de l’hébergement pedure ».

Quant à la production de logements sociaux, « elle stagne bien en deçà de l’engagement des 150 000 opérations par an, avec un difficulté persistante à produire une offre réellement accessible aux plus précaires ».

La fédération propose quatre grands engagements à respecter pour améliorer la situation :

Garantir l’accès à un chez soi, digne, pérenne et adapté à toutes les personnes sans-abri ou hébergées temporairement. Adopter une loi de programmation pluriannuelle d’hébergements et de logement très sociaux fondée sur des diagnostics territoriaux des besoins. Accéder et se maintenir dans le logement grâce à une politique dynamique de prévention et de solvabilisation des ménages modestes. Instituer un droit à l’accompagnement social.

Acteur reconnu de la lutte contre le mal-logement, la FNARS compte de nombreux adhérents comme la Fondation Abbé Pierre, Emmaüs ou encore l’Armée du Salut.

Une réaction ? Rejoignez la conversation

Votre dose d’engagement hebdo

Chaque semaine, recevez le meilleur
de One Heart dans votre boite email.

En lisant cet article, je contribue à construire le meilleur des mondes (le vrai)

Vous aimerez aussi...

Top impact

JE PASSE À L'ACTION

Tous les moyens sont bons pour soutenir Fondation Abbé Pierre !

Je découvre toutes
ses actualités

Close