AdxaNVRQLIslJ V. a rejoint la communauté.

Madagascar : Les Bambins Juniors, une école au modèle vertueux

Par l'équipe Oneheart, le 05 juin 2020
  • 0 points d’impact

L'impact, Kezaco ?

Vos actions ont de l’impact, et, cumulées, elles ont le pouvoir de changer le monde.

A chaque fois que vous fermez le robinet en vous brossant les dents, que vous choisissez de prendre votre vélo plutôt que votre voiture parce qu’il fait beau, que vous relayez une pétition en ligne pour aider les victimes d’une catastrophe naturelle, vous contribuez, à votre échelle, à un monde meilleur.

Grâce à son compteur, OneHeart mesure l’impact de chacun.e des causes, événements, spots, actualités et acteurs qui se trouvent sur la plateforme : plus vous lisez, regardez, partagez, commentez les contenus sur OneHeart, plus vous augmentez leur impact en les diffusant autour de vous.

Alors, qu’attendez-vous ?

Close

L'école Les Bambins Juniors est un très bel exemple d’école sur les hauts plateaux de Madagascar. Francophone et laïque, elle est privée mais 50% de ses élèves sont pris en charge gratuitement. Un système vertueux a été mis en place au fil du temps pour assurer la stabilité de l’établissement.

 

Le pays souffre d’un système éducatif fragile

A Madagascar, où la population augmente de près de 3 % par an, les écoles fleurissent à chaque coin de rue et devant chaque brin d’herbe. En 2020, elles rassemblent près de six millions d’enfants. Et si le pays est fréquemment condamné par la presse internationale et considéré par l’ONU comme l’un des pays les moins avancés de la planète, 85 % de ces enfants fréquentent une école. Cependant, le nombre d’élèves par classe oscille lui entre 30 et 80. 

Malgré le nombre élevé d’enfants, un silence de plomb règne lorsque les professeurs pénètrent dans les salles de classes. Les élèves qui chahutaient plus tôt dans le brouhaha et l’agitation se taisent et regagnent leurs places dans un mouvement quasi chorégraphique. Cécile, institutrice dans une école commune rurale d’Andranovorivato explique : « Ici, l’école est souvent vécue comme un répit. Un moment passé en classe est un instant en moins à travailler aux champs ».

Elle reconnaît cependant éprouver de grandes difficultés dans son quotidien : « C’est compliqué de faire un suivi individuel des enfants lorsqu’on est en sous-effectif. Beaucoup d’entre eux finissent par décrocher. Et les politiques publiques ne sont pas prêtes à nous donner plus... » 

 

 

En effet, une grande majorité de ces jeunes abandonneront leur scolarité en cours de route, en particulier les filles qui subissent toujours une forte discrimination en matière d’accès à l’éducation. Nombreuses d’entre elles seront envoyées dans les villes pour pourvoir aux besoins de la famille. L’État a énormément de mal à contenir ce phénomène. Et si les organismes publics représentent 75 % de l’enseignement primaire, ils assurent, faute de moyens, le service minimum. Peu d’entre eux dispensent des journées de cours complètes et régulières. Beaucoup d’écoles privées prennent donc le relais en offrant une scolarisation à temps plein et à moindre frais pour les plus démunis. 

 

 

Un système de parrainage des enfants

L’école Les Bambins fait partie de ces écoles privées. Elle a été fondée à Ambalavao en Haute Matsiatra il y a tout juste 20 ans, accueillant à son inauguration 35 élèves. Elle en compte aujourd’hui 800. « Notre but premier est d’éduquer les enfants les plus démunis », assure sa co-fondatrice, Josée Diebold.

10 % des élèves sont intégralement pris en charge par l’école et 40 % sont parrainés par des associations « relais » basées en France ou en Suisse. L’association des Bambins Juniors compte sur diverses associations partenaires pour promouvoir les parrainages et l’accompagner dans ses projets. Parmi elles, l’association Horizons à Aix-En-Provence s’occupe de la mise en place de ces parrainages. Un don de 70€ pour parrainer un enfant couvre les frais de scolarité de l’ensemble de l’année scolaire, la visite médicale et les soins inhérents si nécessaire, les fournitures scolaires, le coût des sorties pédagogiques et la tenue et la blouse de l’école. Les dons des parrains servent aussi à réaliser des investissements sur le long terme dans l’école. 

Des investissements qui visent l’auto-suffisance

Des panneaux solaires ont été installés sur les toits des classes, ils alimentent en électricité la salle informatique de l’école. Des stocks de nourritures sont achetés lorsque les cours sont au plus bas, ils sont mis en réserve dans des conteneurs offerts par l’Union Nationale des Parachutistes. L’école est équipée de plusieurs réservoirs qui récupèrent les eaux de pluie. Des forages ont été également creusés et des puits ont vu le jour pour alimenter le potager de l’école. Les Bambins ont également bâti une cantine, un internat, une infirmerie, des latrines... Grâce à son modèle, l'école des Bambins tend à se pérenniser et vise une auto-suffisance notamment en matière d’eau potable, d’électricité et de ressources alimentaires. Ce dernier point est crucial quand beaucoup d’enfants souffrent encore trop de mal-nutrition. 

Aujourd’hui, des projets sont en cours pour acquérir de nouveaux équipements photovoltaïques, créer un gîte «amis des Bambins» afin d’être en mesure de loger les bénévoles et hôtes de passage à l’école. Chez les Bambins, on ne connaît pas de répit !

 

Texte et photos de Pierre Benezeth, journaliste et reporter photo indépendant 

 

Une réaction ? Rejoignez la conversation

Votre dose d’engagement hebdo

Chaque semaine, recevez le meilleur
de One Heart dans votre boite email.

En lisant cet article, je contribue à bannir toutes les misères du monde

Vous aimerez aussi...

Top impact

JE PASSE À L'ACTION

Tous les moyens sont bons pour soutenir One Heart !

Je découvre toutes
ses actualités

Je postule à ses
offres d'emploi

+25 points

Je participe
à ses événements

+25 points

Je deviens
bénévole

+25 points
Close