Les micro-algues débarquent à la rescousse du climat

Par Evenements COP21, le 21 décembre 2015

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L’appauvrissement des réserves pétrolières et l’impact qu’a la consommation de ces énergies fossiles sur l’environnement poussent les industriels à se tourner vers d’autres types de ressources.

De nombreuses alternatives sont aujourd’hui en train de se démocratiser, comme l’éolien ou le solaire. Moins connues, les micro-algues pointent le bout de leur nez et tentent d’apporter des réponses à de multiples problèmes.

Les micro-algues, qu’est-ce que c’est ?

Elles vivent dans l’eau douce ou de mer et poussent uniquement grâce au soleil, à l’eau et au gaz carbonique. Elles sont une source de vie et une ressource pour l’humanité. De tous temps, elles ont peuplé, les océans, les lacs, les zones humides.

Leurs applications concernent de multiples domaines : cosmétiques, produits de la chimie verte, alimentation, santé, énergie etc…

Les chercheurs traquent actuellement le nec plus ultra des micro-algues, celle qui parmi les 200 000 à 1 million d’espèces existantes proposera la meilleure production de lipides, à partir desquels peuvent être produits du biodiesel ou du bioéthanol.

Dans cette course effrénée à l’innovation, intéressons nous à trois applications possibles des micro-algues.

Une route verte grâce au biobitume

Les chercheurs français de l’université de Nantes et du CNRS dans le cadre du programme Algoroute travaillent actuellement à transformer des micro-algues en bitume.

Pour obtenir du biobitume, il faut compacter des résidus d’algues. Dans un petit réservoir, les chercheurs ont mélangé les algues à de l’eau sous pression, ce qui les a transformé en un liquide noir visqueux et hydrophobe ayant un aspect proche de celui d’un bitume pétrolier.

Le biobitume s’est avéré avoir une bonne tenue et une bonne résistance aux contraintes mécaniques. Les premiers essais ont été concluant puisqu’il semble avoir des propriétés similaires au bitume classique.

Une alternative très prometteuse à la production du bitume classique, entièrement dépendante de la production de pétrole.

Des algues dans nos moteurs

Les micro-algues apparaissent de plus en plus comme une alternative sérieuse à la production d’énergie, et notamment de biocarburant.

Les avantages sont nombreux. Elles offrent un excellent rendement par rapport aux plantes terrestres. Leur croissance par photosynthèse permet de recycler et valoriser le traitement d’effluents liquides et de fumées industrielles. Les biocarburants provenant des céréales sont souvent contaminés par des pesticides et des engrais, alors que la culture des micro-algues en serre est saine etc.

Chercheurs et industriels sont optimistes concernant ce nouveau gisement d’énergie mais une commercialisation à grande échelle n’est pas envisagée avant au moins cinq ans.

Une entreprise de la région de Libourne relève le défi. Il s’agit de Fermentalg, une entreprise développant notamment des technologies offrant une solution alternative et durable à la raréfaction du pétrole. Grâce à l’exploitation des propriétés uniques des micro-algues, l’entreprise parvient à produire des hydrocarbures propres.

Des façades vertes dans nos villes

En 2030, cinq milliards de personnes vivront en ville.

Pour la préservation du cadre de vie urbain, on pense de plus en plus aux micro-algues. Pourquoi ne pas les cultiver sur nos façades ? Des tests sont en cours à St-Nazaire sur des « bio-façades ».

Un aquarium aux parois très fines est posé le long de la façade. A l’intérieur: des micro-algues maintenues à 25 degrés et agitées en permanence.

Avec cette façade, les avantages pour le bâtiment sont nombreux. La facture énergétique peut être réduite de 50%, sans parler des capacités d’absorption du CO2. Les effets sont donc bénéfiques pour la société mais aussi pour la ville puisque les algues absorbent une quantité importante de gaz à effet de serre.  Les algues produites sont ensuite utilisées pour l’alimentation humaine et animale.

Idée reçue : toutes les façades seront vertes. C’est totalement faux, les micro-algues peuvent prendre toutes les couleurs présentes dans la nature. Il n’y a donc pas de raisons de ne pas étendre cette technologie à de nombreux bâtiments.

C’est le point de vue du cabinet d’architecture X-TU. Il prône une architecture verte et des bâtiments propres en symbiose avec la nature. En s’associant à des chercheurs du CNRS, il développe un système rentable et pérenne, intégrable aux façades des bâtiments.

Des algues dans nos assiettes 

En 2050, nous serons 9 milliards sur terre. La filière agroalimentaire devra faire face à une demande toujours plus forte alors que les ressources seront de plus en plus rares.

Dans ce contexte, Algama, une start-up française, a pour ambition de créer et de produire une alimentation alternative intégrant des éléments nutritionnels issus de micro-algues.

Certaines micro-algues comme la spiruline et la chlorelle possèdent des propriétés nutritionnelles exceptionnelles et s'annoncent comme des éléments majeurs dans l'enjeu de l'alimentation mondiale, grâce à leur teneur unique en protéines, et leur faible impact de production sur l'environnement.

La principale activité d'Algama est d'identifier et de sélectionner des micro-algues possédant des propriétés uniques, dans l'objectif de les intégrer dans des produits alimentaires innovants et savoureux pour le grand public. Leur premier produit : Springwave, la première boisson vitalisante, régénérante et antioxydante à base de spiruline.

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