Les influences du lobby agroalimentaire

Par UFC-Que Choisir, le 08 juillet 2016

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Une enquête menée par Le Monde a mis à jour les relations étroites entretenues par l’industrie agroalimentaire et le pouvoir. Le lobby tenterait d’influencer le gouvernement pour ralentir ou empêcher un étiquetage plus clair des produits alimentaires.

Depuis de nombreuses années, l’industrie agroalimentaire œuvre dans l’ombre pour empêcher un étiquetage plus clair de ses produits. Le lobby tente d’entraver la mise en place de logos colorés, inspirés du code couleur des feux de circulation.

Cette nouvelle signalétique permettrait de mieux informer les consommateurs sur la composition des aliments transformés : trop gras, trop salés, trop sucrés. Grâce à ces logos, chacun pourrait appréhender ces indications souvent incompréhensibles pour le commun des mortels. Ainsi, le gouvernement espère lutter contre l’augmentation des maladies cardiovasculaires, de l’obésité ou encore du diabète.

A la manœuvre dans ce projet, la ministre de la santé, Marisol Touraine, espère la mise en place d’un logo à cinq couleurs. D’après le journal du soir, les industriels de l’agroalimentaire et de la grande distribution auraient scellé une alliance pour empêcher la ministre d’arriver à ses fins.

« Quitte à avoir un système d’étiquetage en France, même facultatif, ils préféreraient que ce soit l’un des leurs », explique Le Monde. Les industriels ont donc réussi à obtenir qu’une étude en « conditions réelles d’achat » soit menée par le ministère de la santé. Le but de l’opération est de comparer quatre signalisations différentes : celle de la grande distribution, celle de l’agroalimentaire, celle des feux tricolores et celle comprenant cinq couleurs.

Pour superviser l’étude, le gouvernement a mandaté deux comités. L’enquête du Monde a révélé « que l’accumulation des conflits d’intérêts en leur sein jette le doute sur l’impartialité de l’évaluation ».

Le journal dévoile que Christian Babusiaux, président du comité de pilotage au côté de Benoît Vallet, « se trouve être depuis avril 2015 président du Fonds français pour l’alimentation et la santé (FFAS), organisation financée par l’industrie agroalimentaire. Parmi les quinze membres du comité, on trouve quatre représentants de la grande distribution et des industriels de l’agroalimentaire ».

« Le comité scientifique, ensuite, doit superviser la rigueur des opérations, détaille Le Monde. Trois de ses membres ont démissionné en avril. De plus, non seulement six de ses dix membres collaborent avec des industriels (Danone, Nestlé, industrie du sucre, etc.), mais tous n’ont pas signalé au ministère l’intégralité de leurs collaborations, notamment leur participation aux activités du FFAS ».

Alors que 6,5 millions de Français sont considérés comme obèses (14,5 % de la population), ces supposés conflits d’intérêts laissent sans voix. Une affaire à suivre.

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