Le diabète inquiète l’OMS

Par Fédération Française des Diabétiques, le 07 avril 2016

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A l’occasion de la journée mondiale de la santé, l’Organisation Mondiale de la Santé a souhaité mettre en lumière le diabète, une maladie touchant de plus en plus de personnes dans le monde.

Le 7 avril est la date anniversaire de la naissance de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Il était donc naturel qu’elle coïncide avec la journée mondiale de la santé. Cette année, l’organisation a choisi le diabète comme grande cause annuelle, une maladie touchant toujours plus de gens à travers le monde.

Une situation d’urgence

L’OMS vient de publier, pour la première fois, une enquête sur le diabète. « Il était nécessaire que l’OMS se saisissent du sujet pour montrer l’urgence qu’il y a d’agir, explique Carole Avril, directrice générale de la Fédération Française des Diabétiques. Cette mobilisation renforce le discours que nous tenons depuis des années ».

Selon cette étude, entre 1980 et 2014, le nombre d’adultes diabétiques dans le monde est passé de 108 millions à 422 millions. Actuellement, 8,5 % de la population mondiale serait touchée par cette maladie chronique.

Etienne Krug, docteur et directeur du département de prévention des maladies non transmissibles de l’OMS, explique que « le nombre de diabétiques augmente non seulement du fait de l’accroissement de la population, mais aussi de celui des facteurs en cause, à commencer par le surpoids : plus d’un adulte sur trois est en surpoids et plus d’un sur dix est obèse ».

« On espère que ce ne sera pas une journée mondiale de plus, précise Carole Avril. Il faut engager une dynamique pour que tout le monde prenne conscience de l’urgence de la situation. On utilise actuellement le terme d’épidémie, voire même de pandémie. Le mot est peut-être un peu fort, il est souvent réservé aux maladies contagieuses, mais l’objectif est de marquer les esprits. Le phénomène prend tellement d’ampleur qu’il pose un problème majeur de santé public ».

Les pays pauvres, premiers touchés

Le nombre de diabétiques augmente plus rapidement dans « les pays à revenu faible ou intermédiaire que dans les pays à revenu élevé », détaille l’OMS.

La directrice générale de la Fédération Française des Diabétiques explique qu’il est « certain que le problème est souvent la précarité. Plus on est pauvre, plus on risque d’avoir du diabète. Pour de nombreuses personnes la santé n’est pas la priorité, en comparaison avec le chômage par exemple. Cela se traduit souvent par une mauvaise alimentation ou un manque d’exercice physique ».

Le prix des traitements est aussi prohibitif. « L’insuline pour un mois, précise le docteur Krug, même meilleur marché, représente 3 jours de salaire moyen au Brésil, 5 jours au Pakistan, 7 jours au Népal et 20 jours au Malawi ».

Cette situation s’explique également par le manque de moyens publics pour dépister et traiter la maladie. L’OMS indique que seulement « un pays, à revenu faible ou intermédiaire, sur trois indique que les établissement de soins de santé primaires sont dotés des technologies les plus essentielles pour le diagnostic et la prise en charge du diabète ».

Un coût humain et économique

Le diabète, c’est avant tout de nombreuses victimes. Il est directement responsable de 1,5 million de décès dans le monde. La glycémie trop élevée est un facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires, qui sont responsables de 2,2 millions de morts supplémentaire. L’OMS estime que « sur ces 3,7 millions de décès, 43 % surviennent avant l’âge de 70 ans ». C’est une maladie dont on meure jeune.

« Le diabète continue à prendre de l’ampleur, regrette Carole Avril. Il y a bien entendu un coût humain très important mais également un coût économique colossale». Le diabète peut mettre en danger l’économie d’un pays entier. L’Organisation évalue à 726 milliards d’euros par an, le coût direct de la maladie pour les systèmes de santé et les économies nationales.

L’action de la Fédération Française des Diabétiques

« Il est très important de sensibiliser le public et faire de la prévention pour empêcher le diabète et ses complications, explique la directrice générale de la Fédération. La journée mondiale de la santé renforce ce que l’on fait. Nous menons une action à la fois politique et sur le terrain.

Politique, car nous essayons de sensibiliser les députés et les sénateurs à la question du diabète. On leur explique ce qu’est cette maladie, son impact sur le travail, sur la santé ou sur l’économie. A terme nous souhaitons les réunir à l’occasion d’un forum pour discuter des politiques publiques à mettre en place pour endiguer le problème.

Nous agissons également sur le terrain. Nous organisons une semaine nationale de prévention, du 3 au 10 juin 2016, pour sensibiliser le grand public. Nous voulons faire connaître les moyens de se dépister, prévenir et soigner la maladie. Nous essayons de ne pas être culpabilisants. Nous donnons les clés, mais on ne juge jamais.

Nous pensons que les patients doivent être associés au développement des innovations concernant la maladie - et elles sont nombreuses. C’est la mission du Diabète LAB. Des Diabèt’Acteurs testent et donnent leur avis sur les nouveautés pour aider à l’amélioration des produits. Qui de mieux placé pour juger ? »

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