La situation des réfugiés ne s’améliore pas

Par France terre d'asile, le 22 juillet 2016

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Vendredi 22 juillet 2016, au petit matin, la police a évacué un campement de migrants situé dans le nord de Paris entre les stations de métro Jaurès et Colonel Fabien. Entre grande détresse, insalubrité et misère, les conditions de vie de ces personnes en exile restent désastreuses.

Aujourd’hui vendredi 22 juillet 2016, un campement de migrants situé dans le nord de Paris a été évacué par les forces de l’ordre. C’est la 26e opération de « mise à l’abri » en un an.

Une opération sous tension

Commencée à 06h30, l’opération a provoqué d’importants mouvements de foule. Une situation chaotique engendrée par le manque de bus disponibles pour évacuer les migrants. Ne pouvant contenir l’affluence, les policiers ont dû faire usage de bombes lacrymogènes.

Au total, le camp situé entre les stations de métro Jaurès et Colonel Fabien abritait entre 1 200 et 1 400 personnes originaires principalement d’Erythrée, de Somalie et d’Afghanistan. Elles doivent désormais être conduites dans des centres d’hébergement en Ile-de-France et en province où 1 500 places ont été spécialement débloquées.

L’opération s’est déroulée dans une détresse totale. Mubarak Abdullah, un Soudanais accompagné de sa femme et de ses deux enfants en bas âge, exprimait son inquiétude. « J’ai besoin d’aide », s’exclamait-il au micro de l’AFP avant de monter dans le car. Mahamat Moussa, un jeune Tchadien de 19 ans persécuté dans son pays pour des raisons ethniques, explique que les conditions de vie dans le camp sont très difficiles. « On n’a pas de couvertures, de douches, de toilettes. Moi je dors sur un carton, ma capuche sur la tête », raconte-t-il.  

Le directeur général de l’Ofii (Office français de l’immigration et de l’intégration), Didier Leschi, détaille la composition de ces camps de réfugiés. « Il y a 90 % d’hommes, avec une moyenne d’âge de 25 ans, précise-t-il. Ils viennent en majorité d’Afghanistan, du Soudan, d’Erythrée. Là, il y aussi des gens d’un peu partout, du Maghreb… On retrouve des gens qui peuvent demander l’asile mais ne veulent pas parce que la France n’est qu’une étape, d’autres n’ont pas fait les démarches. Certains ont obtenu le statut de réfugié mais ne trouvent pas d’emploi et ne savent pas où se loger ».

Les associations toujours mobilisées

A quelques mètres du lieu de l’évacuation se trouvent les locaux de France terre d’asile, une association fondée en 1970 ayant pour but « le maintien et le développement d’une des plus anciennes traditions françaises, celle de l’asile ». Son directeur général, Pierre Henry, confiait au micro de l’AFP son « sentiment d’épuisement ». « Il faut dans toutes les capitales régionales des centres pour accueillir et orienter les migrants, pour arrêter d’attirer les gens à Paris et à Calais. Si ce n’est pas fait, c’est que la décision politique n’est pas prise », expliquait-il.

La Coordination française pour le droit d’asile (CFDA), regroupant des associations d’assistance aux migrants, dénonce quant à elle le « harcèlement policier et administratif » des personnes en situations d’exile. Elle rappelle que « la France a l’obligation d’accueillir dignement et d’héberger l’ensemble des personnes qui demandent une protection sur son territoire.

Cet accueil doit en principe se faire dans des CADA (Centres d’Accueil pour Demandeurs d’Asile) où elles doivent être suivies et accompagnées tout au long de leurs démarches. Mais en dépit de créations importantes de places d’hébergement, les capacités demeurent insuffisantes ».

Face à cette situation catastrophique, la maire de Paris, Anne Hidalgo, vient d’annoncer la création d’un centre humanitaire de réfugiés dans le nord de la capitale. Cette infrastructure devrait ouvrir ses portes mi-septembre 2016. Espérons que cette décision permettra d’améliorer le quotidien de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants fuyant la misère, la guerre ou l’oppression avec l’espoir d’une vie meilleure.

Crédits photo : Matthieu Alexandre / AFP

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