L'usage des pesticides a enfin baissé : comment garder le cap ?

Par FNE - France Nature Environnement, le 02 février 2017

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Les ventes de pesticides ont baissé pour la première fois en France depuis 2009, a annoncé le gouvernement. Toutefois des efforts restent à fournir, selon les associations engagées pour l'environnement.  La France reste en effet, avec l'Espagne, le plus gros consommateur de ces substances en Europe. Les ONG donnent leurs solutions pour inverser la tendance.

C'est à priori une bonne nouvelle : les ventes de pesticides aux agriculteurs ont reculé de 2,7% en France entre 2014 et 2015. Il s'agit de la première baisse depuis le lancement, en 2008, du plan gouvernemental Ecophyto visant à réduire l'utilisation des produits phytosanitaires, a annoncé lundi le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll. 

Toutefois, cette embellie est à nuancer. Cette diminution fait suite à une hausse spectaculaire : plus 9% entre 2013 et 2014. Par ailleurs, en moyenne triennale, l’usage entre les périodes 2012-2014 et 2013-2015 fait toujours apparaître une hausse de 4,2%. Et la France reste, avec l'Espagne, le plus gros consommateur de ces substances en Europe.

Agir vite pour réduire de moitié la consommation de pesticide

Selon l'ONG France Nature Environnement (FNE), on est encore loin de "l’objectif fixé par le Grenelle de l’environnement, lequel était de diviser par deux la consommation de pesticides, initialement d’ici à 2018, objectif repoussé à 2025"

Pour Claudine Joly, en charge du dossier à FNE : "Ce que l’on observe en 2015 est un léger frémissement, qui ne doit pas faire oublier la tendance de fond : l’usage des pesticides en France augmente continuellement, il y a urgence à agir." 

Comment inverser la tendance ?

Produire bio

Pour Générations Futures, la solution pour "réduire vraiment l’usage de ces pesticides de synthèse" est de "modifier les systèmes de production vers des systèmes de production intégrée et biologique".

Encourager les agriculteurs à opter pour des alternatives aux pesticides

Pour FNE, il faut encourager les agriculteurs décidés à verdir leur pratique, et prendre exemple sur eux. C'est le cas des fermes Dephy. Ce réseau, mis en place dans le cadre du plan Ecophyto, régroupe près de 3000 agriculteurs engagés à tester des alternatives aux pesticides. Verdict : le changement est possible. Certains parviennent à diminuer le recours aux produits phytosanitaires de plus de 30%, d’autres de plus de 50%.

FNE prend l'exemple Jean-Paul, en Basse-Normandie. L'agriculteur "a diminué de 38% son utilisation de pesticides en repensant entièrement son système de rotation des cultures. Il a ainsi réduit ses charges en pesticides et augmenté sa marge brute". Pour découvrir d'autres portraits d'agriculteurs engagés, c'est par ici : http://www.ecophytopic.fr/tr/itinéraires-et-systèmes/réseaux-de-fermes-dephy/réseau-dephy-ferme-fiches-trajectoires

Obliger les distributeurs de pesticides à diminuer leurs ventes de 20%

Toujours selon FNE, il est plus qu'urgent d'impliquer également les distributeurs de pesticides. Et ce en mettant en place au plus vite le dispositif des certificats d'économie de produits phytopharmaceutiques (CEPP), sur laquelle le Sénat sera invité à se prononcer le 7 février. Ce dispositif vise à obliger les distributeurs de pesticides à diminuer leurs ventes de 20% d’ici à 2020.

Comment ? En les incitant financièrement à encourager des modes de production alternatifs. Il peuvent ainsi vendre du conseil, des équipements ou mettre en place des actions permettant une réduction de l'utilisation des produits chimiques, ce qui leur rapporte des certificats. Si les vendeurs n'ont pas rempli leurs objectifs en nombre de certificats en 2021, ils seront pénalisés financièrement en 2022.

Pour Jean-Claude Bévillard, responsable des questions agricoles à FNE : "Nous saluons la détermination du ministre de l’Agriculture à maintenir le dispositif des CEPP. Nous appelons maintenant les parlementaires à le soutenir."

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