L’épidémie de sida ne recule pas aussi vite que l’on croit

Par AIDES, le 26 juillet 2016

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Une étude menée par l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) révèle que les chiffres actuels concernant l’épidémie de sida seraient surévalués. L’épidémie ne recule pas aussi vite que nous pourrions le penser.

C’est une nouvelle inquiétante. L’épidémie de sida ne recule pas aussi rapidement que nous le pensions. L’objectif d’une éradication du virus à l’horizon 2030 semble désormais difficilement atteignable. Une grande étude menée par l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) présente des conclusions plus pessimistes que les données officielles fournies par l’Onusida, organisme des Nations unies.

Des chiffres surévalués

Rendue publique mercredi 20 juillet 2016 lors de la 21e conférence internationale sur le sida qui se tenait à Durban (Afrique du Sud), l’étude fait l’effet d’une bombe. « Elle met en évidence des tendances allant dans le même sens que celles du dernier bilan de l’Onusida. Mais avec des méthodes différentes, nous montrons que l’ensemble des progrès se fait de manière plus lente que ne le décrit l’Onusida », expliquait Tom Achoki chercheur à l’université du Washington à Seattle.

L’Onusida et l’IHME sont d’accord pour dire que depuis 2005 le nombre de nouvelles infections décroît plus lentement. Cependant, l’IHME se veut plus alarmante sur la réalité de la situation actuelle. Lorsque l’Onusida annonce 2,1 millions de nouvelles infections, l’IHME en dénombre 2,4 millions. Le Global Burden of Diseases estime également que 74 pays ont subi une augmentation des nouvelles infections entre 2005 et 2015.

D’après les Nations unies, 46 % des adultes et 49 % des enfants atteints par le sida bénéficient de traitements anti-VIH. Selon l’étude menée par l’IHME ce pourcentage s’élèverait en réalité à 40,6 %.

Une étude plus précise

Comment de tels écarts sont-ils possibles ? Alors que l’Onusida fonde ses analyses sur des données de prévalence fournies par les Etats et sur des modèles mathématiques, l’IHME bénéficie de nombreuses autres sources.

« Avant tout, les estimations de l’IHME fournissent une image plus complète et d’une grande cohérence interne du panorama du VIH/sida, y compris des estimations des co-infections VIH et tuberculose et des handicaps, détaille Haidong Wang, un des auteurs de l’étude. Cela est rendu possible grâce à des méthodes innovantes et améliorées, ainsi qu’à des données actualisées. Ces estimations incluent des données d’état civil telles que les certificats de décès, l’une des sources les plus fiables sur la progression de l’épidémie. Une source que n’utilise pas l’Onusida ».

Un besoin de financement

De nombreux acteurs de la lutte contre le virus du sida réagissent vivement aux résultats de cette étude. C’est notamment le cas de Peter Piot, directeur de la London School of Hygiene and Tropical Medicine : « Ce travail montre que l’épidémie de sida n’est en aucun cas terminée et qu’elle demeure l’une des plus grandes menaces de santé publique de notre époque. Le taux annuel continuellement élevé de 2 millions de nouvelles infections représente un échec collectif auquel on doit répondre par une intensification des efforts de prévention et un investissement continu dans la recherche pour le vaccin contre le VIH. »

Il y a quelques semaines nous vous parlions de la décision du gouvernement de ne pas augmenter sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida. Aujourd’hui, des associations comme Aides montent au créneau pour réclamer plus de moyens. « Cette étude montre les limites du discours sur une fin du sida qui serait déjà engagée, estime Aurélien Beaucamp, président de l’ONG. Certes une issue est possible, mais le niveau de financement actuel ne permet pas d’avoir un réel impact sur l’épidémie. La réalité, c’est que depuis dix ans nous parvenons tout juste à colmater les brèches ».

Pour mettre fin au sida en 2030, les pays du monde entier devraient débloquer environ 36 milliards de dollars selon un autre rapport du IHME. Actuellement, les financements s’élèveraient à 10,8 milliards de dollars.  Mobilisons-nous pour que nos gouvernements financent davantage la recherche !

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