L’Alternative Urbaine : voir Paris autrement

Par l'équipe Oneheart, le 06 mai 2016 (modifié le 12 mars 2019)

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L’association L’Alternative Urbaine organise des visites guidées de Paris pas comme les autres. Tous ses guides sont en réinsertion sociale et professionnelle. Rencontre avec Amandine Mutin, l’une des co-fondatrices de l’association.

L’Alternative Urbaine est une association œuvrant à la réinsertion sociale et professionnelle par le savoir, la culture et le tourisme. Elle propose des balades dans Paris menées par des guides, ou éclaireurs, en situation de grande précarité. Entretien avec Amandine Mutin, chargée du développement et co-fondatrice de l’association.

Le début de l'aventure

L’association a été fondée par Selma Sardouk, Amandine Mutin et Esperanza Falero. « Nous nous sommes inspirées de plusieurs initiatives européennes, nous raconte la co-fondatrice de l’association. En échange d’un pourboire, des associations proposent des visites touristiques menées par des sans domicile fixe (SDF).

L’idée de départ est bonne mais la réalisation ne nous convient pas. Nous trouvons ces méthodes presque voyeuristes. Les guides doivent être sans-abri pour faire les visites, leur moyen de subsistance reste donc la rue. Ces initiatives n’offrent pas la possibilité aux SDF de quitter le trottoir, de se réinsérer.

Nous avons donc créé une association. Notre ambition était de donner la parole aux personnes en situation de grande précarité, qu’elles soient sans-abri ou non, pour en faire des vecteurs de savoir. L’objectif est la réinsertion sociale et professionnelle.

On a testé notre idée avec Vincent, un ancien SDF qui vivait dans un foyer. Il fut notre premier éclaireur. L’expérience rencontra un grand succès. Aujourd’hui, il est devenu moniteur éducateur et a retrouvé un logement. C’est une belle victoire pour nous ! Nous essayons d’être un tremplin pour redonner confiance à ces personnes en situation de détresse sociale ».

Aujourd’hui, l’association propose trois balades dans Paris et compte une trentaine de bénévoles actifs.

Un accompagnement individuel et collectif

En plus des balades, L’Alternative Urbaine organise des entretiens individuels. « Ils nous permettent de régler les problèmes administratifs de nos éclaireurs, détaille Amandine Mutin. C’est aussi l’occasion de travailler sur leur projet professionnel.

Le constat, c’est qu’on propose toujours les mêmes boulots aux personnes en situation de précarité, le bâtiment ou la manutention. C’est déjà ça, mais nous souhaitons ouvrir le champ des possibles. Nous les aidons à déterminer ce qu’ils ont réellement envie de faire dans la vie. Nous voulons qu’ils aient un métier choisi ».  

L’association organise également des ateliers collectifs pour créer une cohésion de groupe. « On se réunit toutes les semaines autour d’une thématique, précise la co-fondatrice de l’association. Récemment nous avons organisé des ateliers d’expression corporelle ou encore un cycle sur le street art.

Une fois par mois nous organisons des apéros entre bénévoles et éclaireurs. Ce sont de beaux moments de convivialité. Les participants échangent et montent des projets ensemble. Cela valorise tout le monde. Il ne faut pas enfermer les gens dans des cases. Pendant ces soirées, il n’y a plus de bénévoles ou d’éclaireurs ».

La suite de l’histoire

« Les balades sont à prix libre, explique-t-elle. Cela nous permet de payer les guides mais pas nos locaux ou nos salariés.

Nous sommes, en partie, financés par la Fondation de France et par le conseil régional d’Île-de-France. A terme, nous souhaitons mettre en place des balades pour les entreprises, dans une approche de team building. C’est un gros défi mais cela nous permettrait de nous autofinancer ».

Forte de son succès, l’association veut faire des petits. « Plusieurs projets sont à l’étude, nous confie Amandine Mutin. Nous allons probablement nous implanter dans d’autres villes comme Bordeaux ou encore Bruxelles ». Une bonne nouvelle pour tout le monde !

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