Interdiction du broyage de poussins et de la castration à vif de porcelets : quelles alternatives ?

Par l'équipe Oneheart, le 31 janvier 2020
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Bonne nouvelle en matière de bien-être animal, le broyage des poussins et la castration à vif de porcelets vont être interdits en France d’ici à la fin 2021. C’est le ministre de l’Agriculture lui-même, qui l’a annoncé mardi 28 janvier sur les antennes de BFM TV et RMC. Considérant ces pratiques comme étant de la maltraitance des grands industriels envers les animaux, les associations qui luttent pour la protection animale, se disent déçues de la décision prise par le gouvernement et espèrent voir d'autres alternatives émerger.


50 millions de poussins mâles tués chaque année


C’est en 2014 que tout commence. Un employé d’un couvoir enregistre clandestinement une vidéo où l’on voit des poussins broyés vivants, en train d’agoniser. L’association L214, qui lutte pour la défense des animaux, se saisit de l’affaire et la partage publiquement.
Désormais connu du grand public, le broyage de poussins fait l’objet de nombreuses polémiques et de discussions mais la pratique persiste au sein de l’industrie avicole, essentiellement pour des raisons économiques. Les poussins mâles de races « pondeuses » sont les principaux concernés. Jugés trop maigres pour être vendus pour leur viande, ils coûteraient chers à nourrir et à élever. De ce fait, ils sont tués à la naissance. Le plus souvent, ils sont envoyés à la broyeuse, mais peuvent aussi être gazés ou enfermés vivants dans des sacs-poubelle. Chaque année, ce sont ainsi 50 millions de poussins mâles qui sont tués en France.

 

Des réactions partagées au sein des associations de protection animale

Face à l’annonce du ministre de l’Agriculture, certaines associations de défense de la cause animale, se disent déçues du « manque d’ambition » du gouvernement. Pour Brigitte Gothière, cofondatrice de L214 : « Même si le ministre pouvait sembler avoir pris la mesure des attentes, rien de bien nouveau n’apparaît dans ces annonces, sa réponse est décevante. Il ne s'attaque pas aux problèmes de fond, notamment au modèle agricole intensif et aux conditions d'abattage. Une situation qui perdurera tant que les conditions d’élevage et d’abattage resteront dans le périmètre du ministère de l’Agriculture. »

Welfarm, quant à elle, se réjouit partiellement de cette décision « à condition que le ministre inscrive ces interdictions dans la réglementation, seul moyen de contraindre les filières à changer leurs pratiques. » 


Le « sexage in ovo », pour éviter le broyage de poussins


Nos voisins allemands, déjà avancés sur la question, ont émis l’idée de sexer les poussins dans l’oeuf, une technique qui, en envoyant un laser lumineux à travers la coquille, permet de connaître le sexe de l’oeuf avant éclosion. Après avoir identifé les les hormones mâles et femelles, les coquilles mâles sont retirées du couvoir tandis que les femelles y resteront jusqu'à éclosion. En Allemagne, il est déjà possible d’acheter des oeufs avec le label Respeggt qui veille à ce qu’aucun mâle ne soit tué à la naissance. Seul bémol : les oeufs coûtent plus chers.


L’anesthésie locale contre la castration à vif des porcelets


Autre mesure prise par le Ministre de l’Agriculture : l’interdiction de castration à vif des porcelets. Chaque année, ce sont 10 millions de porcelets qui sont castrés sans anesthésie en France pour que la viande de porc n’ait pas d’odeur à la cuisson. Le ministre a donc suggéré que les animaux soient endormis ou anesthésiés avant de procéder à la castration, décision qui inquiète les associations de protection animale. Il s'agit là d'une technique « extrêmement difficile à contrôler » analyse Welfarm. Comment s'assurer que l'animal soit bien endormi ? Pour certains, il serait judicieux d’envisager une autre alimentation pour les porcelets par exemple.


Du côté des éleveurs, la castration représente une corvée mais aussi « un mal nécessaire pour produire de la viande de qualité » explique Patrick Auffray, éleveur de porcs dans les Côtes d’Armor, au micro de RTL. Pour autant, la castration sous anesthésie ne représente pas une solution viable : « Ça va nous coûter plus cher et ça va nous prendre beaucoup plus de temps » conclut-il.

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