Il construit des maisons en bouteilles plastique pour abriter les réfugiés

Par UNHCR, le 06 juin 2017

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Lui-même réfugié, et ingénieur, Tateh Lehbib​ Breica construit des maisons à partir de bouteilles en plastique recyclées, dans le désert du Sahara. Un idée écolo, intelligente et solidaire !

Bien que surnommé le "fou aux bouteilles", Tateh Lehbib Breica est adulé de ses paires. On comprend pourquoi : c'est bien grâce à son idée folle qu'ils vont pouvoir vivre dans un abri décent. 

Tateh Lehbib, 27 ans, est né et vit toujours dans le camp de Tindouf. Y vivent 165.000 réfugiés sahraouis, déplacés lors du conflit entre le Maroc et le Sahara Occidental il y a plus de 40 ans. Dans cette région du sud de l’Algérie, le climat ne fait pas de cadeau. Quand le mercure ne dépasse pas les 50°C, les tempêtes de sable et intempéries s'abattent sur les habitants. Des conditions difficiles à supporter dans des maisons en boue et tentes sahraouies traditionnelles.

Pour sa grand-mère

C'est la tempête de fin 2015 qui va engendrer le déclic. Elle a détruit des milliers d'habitations et envahit les autres de poussières. Surtout, Tateh a été choqué de voir sa grand‑mère blessée parce que contrainte de quitter son logement.  "Je voulais qu'elle ait une vie meilleure, plus confortable", a-t-il déclaré à Middle East Eye .

Il se souvient alors d'un documentaire, vu pendant ses études universitaires d'ingénieur, sur l’utilisation de bouteilles en plastique comme matériau de construction, et se décide à batir une première maison en suivant ce principe. Un succès. L'habitation se révèle stable. "Une bouteille est vingt fois plus résistante qu’une brique en adobe", éclaire l’ingénieur. 

Aujourd’hui, dans le cadre d’un projet financé par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, Tateh construit 25 maisons.

Moins chères et écolo

La conception se révèle très simple. Il suffit d’avoir 6.000 bouteilles en plastique. Ensuite, elles sont remplies de sable et de paille pour résister aux tempêtes. Puis, la structure est recouverte de ciment et calcaire peint en blanc pour rafraîchir la température ambiante. La forme ronde des maisons permet aussi d’éviter les rayons lumineux et d’empêcher l’accumulation de sable lors des tempêtes.

Surtout, argument de poids : "Elles sont plus faciles à construire que celles en adobe et moins chères, une maison d’argile et de sable peut atteindre les 1.000 €. Et tous les matériaux utilisés dans mes maisons en plastique sont disponibles dans les camps", précise Tateh Lehbib Breica .

A l'avenir, le jeune homme souhaite agrandir ces maisons pour qu’elles puissent accueillir une famille entière et  "parce que les Sahraouis ont besoin de beaucoup de place pour accueillir les invités et faire le thé". Pas si fou l'inventeur !

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