France : toujours plus d’inégalités entre les enfants

Par UNICEF, le 15 avril 2016

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L’UNICEF vient de dévoiler le Bilan Innocenti 13 sur les inégalités entres les enfants au sein des pays économiquement développés. La France se classe 28e sur 35…

Innocenti, le Centre de recherche de l’UNICEF, publie régulièrement un état des lieux sur l’équité entre les enfants dans les pays économiquement avancés. L’étude concerne quatre domaines : les revenus, l’éducation, la santé et la satisfaction dans la vie. En 2010, la France se situait dans le ventre mou du classement. Aujourd’hui, le Bilan Innocenti 13 dévoile que la situation est bien différente, le pays des droits de l’homme figure parmi les nations les plus inégalitaires.

Un bilan inquiétant

La France occupe le 28e rang sur 35 pays de l’Union Européenne (UE) et de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), juste au-dessus de cinq autres pays européens : la Belgique, la Bulgarie, l’Italie, le Luxembourg et la Slovaquie.

L’étude constate qu’en matière de revenus, les inégalités entre les enfants sont relativement faibles, la France se positionnant 13e, loin derrière la Norvège qui occupe la première place du classement. Les autres résultats sont en revanche bien plus inquiétants.

En matière d’écarts d’éducation, la France est en queue de classement (35e sur 37). Sur la réussite de lecture, plus précisément, les inégalités entre 2006 et 2012 ont augmenté de 4%, plaçant le pays de Molière et Hugo à la 29e place sur 33.

Concernant les problèmes de santé, la France est 23e sur 35. S’agissant de l’alimentation saine, les inégalités ont augmenté de 2,8% de 2006 à 2012. Notre pays, phare de la gastronomie mondiale, se classe 29e sur 33.

Enfin, la satisfaction des enfants est également très faible. La France occupe la 28e place sur 35 pays. Cela signifie qu’il existe un fort taux d’enfants qui ne sont pas satisfaits de leur vie. Un très grand fossé existe entre les moins satisfaits et les plus heureux. Le problème est encore plus grave concernant les filles de 11 ans, la France se classant 30e sur 31 juste avant la Belgique.

Pour info, la première place de ce bilan revient au Danemark, alors que la dernière position est détenue par Israël qui obtient la palme du pays développé le plus inégalitaire. Sébastien Lyon, Directeur Général de l’UNICEF France, précise que « la démarche de l’UNICEF n’est pas de pointer du doigt un pays en particulier, mais bien de voir les problématiques dans leur globalité et sur le long-terme, afin d’accompagner les pays dans la réduction des inégalités dont les enfants sont victimes ».

Agir contre les inégalités

Le Bilan Innocenti 13 recommande aux gouvernements « de mettre fin aux politiques en silos » faisant peser « les efforts sur les enfants les plus pauvres ».

Sarah Cook, directrice du centre de recherche de l’UNICEF – Innocenti, rappelle « que le bien-être des enfants, quel que soit le pays, n’est pas la conséquence inévitable de circonstances individuelles ou du niveau de développement économique, mais dépend de choix politique.

Devant l’impact à long terme des inégalités, il est très clair que les gouvernements doivent avoir comme priorité d’améliorer le bien-être de tous les enfants, afin qu’ils aient toutes les chances de réaliser leur potentiel. »

L’UNICEF, par la voix de son Directeur Général France, invite « les gouvernements à concentrer les politiques publiques sur les enfants les plus défavorisés : protéger les revenus des foyers des enfants les plus pauvres, se concentrer sur l’amélioration de la réussite scolaire des élèves défavorisés, promouvoir et permettre un style de vie sain… Mais également prendre le bien-être subjectif des enfants au sérieux, et intégrer leur voix dans le processus de collecte de données.

Le problème ne se situe pas à un niveau purement économique, il s’agit plutôt d’un déploiement inégal des services et ressources au détriment des enfants les plus vulnérables, avec pour conséquence une accumulation de difficultés pour ces derniers.

La bonne nouvelle, c’est que réduire les inégalités subies par les enfants du bas du classement est une manière efficace d’améliorer les résultats pour tous les enfants, et que les stratégies les plus efficaces impliquent des mesures simples et peu coûteuses. »

Une étude à relativiser

François Soulage, économiste et Président du collectif ALERTE, précise que « la publication de l’UNICEF se base sur des chiffres datant de 2012. Elle ne prend pas en compte les mesures prises par le gouvernement depuis cette date, comme par exemple la scolarisation des enfants de moins de deux ans, la réforme des collèges ou le ralentissement des non remplacements de départ en retraite dans l’éducation nationale.

La situation a changé, elle s’est améliorée. Le problème c’est que nous ne disposons pas encore des chiffres pouvant contredire ce bilan. Les politiques d’éducation portent leurs fruits sur le long terme ».

Même en supposant que la situation s’est améliorée depuis 2012, le Bilan Innocenti 13 a le mérite de remettre sur la table le sujet des inégalités entre les enfants français. Mobilisons-nous pour que cette question devienne une des priorités de notre pays !

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