Faire du tourisme un moteur de développement local

Par ATES, le 20 juillet 2016

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Lorsque vous partez en vacances, vous êtes amenés à consommer localement, et donc à participer au développement de la destination. Cependant toutes les formes de séjour ne contribuent pas de la même manière à l’économie locale. En choisissant de partir en vacances équitables et solidaires, vous faites le choix de contribuer au développement équilibré des territoires visités. Mais par quels moyens les acteurs du tourisme équitable et solidaire contribuent-ils au développement des destinations ? Pourquoi peut-on dire que cette forme de tourisme a un impact positif sur les pays visités ?   

Les membres de l’ATES partagent une vision commune du développement des destinations à travers le tourisme : un développement par et pour les populations. Ainsi le développement d’une destination ne doit pas se faire aux dépens de son autonomie et devrait au contraire la favoriser, en donnant aux acteurs locaux les outils et les moyens de se développer par eux-mêmes, et comme ils le souhaitent. Au Sénégal, par exemple, plusieurs voyagistes de l’ATES ont financé des projets de soutien de l'économie et de l'activité locale bénéficiant à toute la communauté. Ainsi, l'associationDEPARTS a mis en place un système de microcrédit, favorisant la création de petites activités commerciales comme la vente de poisson ou l’exploitation de puits de sel, et ICD Afrique appuie le développement d'entreprises rurales, en construisant des infrastructures et en poursuivant la formation des habitants, donnant ainsi du travail à 600 personnes. 

Participation au développement local n’est pas synonyme de mission humanitaire ou de bénévolat

En partant avec un voyagiste membre de l’ATES, vous ne participerez pas à des missions ou actions de bénévolat. Nous considérons que les voyageurs doivent rester des visiteurs, de simples spectateurs, et non des acteurs de projets qui nécessitent souvent des compétences spécifiques et un investissement à long terme sur le terrain. Vous bénéficiez pourtant d’une relation privilégiée avec les acteurs locaux, grâce aux liens précieux tissés par les agences de voyage, à travers des relations durables avec leurs partenaires, sans pour autant dénaturer la relation avec les habitants. Vous l’avez compris, ce n’est pas par l’action des voyageurs que le tourisme équitable et solidaire participe au développement local. Mais alors par quels moyens y contribue-t-il ?

Les projets de développement, critère obligatoire du label Garantie tourisme équitable et solidaire

De la même façon que les autres formes de tourisme, le tourisme équitable et solidaire génère des revenus directs pour les destinations : salaires des guides, rémunérations des hôtes, dépenses en restauration et transport, dépenses personnelles locales… Mais les membres de l’ATES vont plus loin, et s’engagent à faire le plus souvent possible appel à l’économie locale : hébergements tenus par des locaux, transports ou guides locaux.  Au-delà des revenus directs du tourisme, le label Garantie tourisme équitable et solidaire énonce le critère suivant :

Critère H : L’opérateur et ses partenaires déterminent le prix des voyages de manière à dégager une marge affectée à un fonds de développement. Ce dernier participe au financement de projets locaux répondant à l’intérêt collectif.

Ainsi, les voyagistes labéllisés reversent entre 3 et 6 % du prix du séjour à un fonds de développement géré localement. Cela permet aux personnes qui ne sont pas directement impliquées dans l’activité touristique de bénéficier également des retombées économiques. Ainsi ECM Voyages contribue à l’amélioration des conditions de vie de tous les habitants de Sindhukot, petit village du Népal, en finançant la construction d’infrastructures et la formation des habitants. Les membres de l'ATES s’engagent également en matière d’accès aux soins. Par exemple, l'association A'Tibo Timon a mis en place une mutuelle à Dikoueteni au Bénin, qui permet désormais aux habitants de se soigner gratuitement.   

Une grande diversité de projets soutenus par les membres de l’ATES

Grâce aux fonds de développement, une grande variété de projets a déjà été financée par ces voyages, répondant aux besoins soulevés par les populations tels que le soutien à l’économie locale et à l’entreprenariat, l’éducation, la protection de l’environnement…

Certains thèmes, comme la protection de l’enfance et la place des femmes dans la société, sont des sujets qui nous tiennent à cœur et reviennent dans de nombreux projets de solidarité. Au Pérou par exemple, Terres des Andes vient en aide aux enfants en situation d’extrême précarité dans deux villages où des centres accueillent ces enfants et les accompagnent à travers des projets socio-éducatifs et favorisent leur insertion professionnelle, tandis qu’au Kirghizstan, Rencontres au bout du Monde a financé l’aménagement d’une salle d’eau au centre de protection des enfants des rues, pour leur permettre de se laver. Par ailleurs, Vision du Monde améliore la condition des femmes en Arménie par la construction d’un atelier de tissage de tapis, leur garantissant un emploi et un revenu stables.

Peut-il y avoir des projets de développement dans les destinations dites « du Nord » ?

Oui, les critères du tourisme équitable et solidaire s’appliquent également dans les échanges Nord-Nord. Bien sûr les besoins de sont pas forcément les mêmes mais ces voyages permettent à Vision du Monde de financer des cours de français à des familles d’accueil arméniennes qui souhaitent communiquer davantage avec les voyageurs, et de créer unsentier écotouristique en Bulgarie valorisant la richesse du patrimoine locale. 

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