En Bosnie, des femmes développent une coopérative agricole

Par l'équipe Oneheart, le 13 novembre 2019
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Redonner vie à un village ravagé par la guerre n’est certainement pas une tâche aisée. Pourtant, les femmes d’Ustikolina, en Bosnie, y sont parvenues. 

Un pays blessé et dévasté par la guerre 


En 1991, la Bosnie-Herzégovine déclare son indépendance. La Yougoslavie (qui comprenait la Serbie, la Croatie, la Macédoine, le Monténégro, la Slovénie, le Kosovo et la Bosnie-Herzégovine) refuse cette indépendance. C’est le début d’une guerre qui durera trois ans, de 1992 à 1995. La Yougoslavie entame alors un nettoyage ethnique qui vise principalement les Bosniaques. 

D’une barbarie innommable (torture, viols, création de camps de concentration, etc.), cette guerre a été la plus dévastatrice que l'Europe ait connu depuis la Seconde Guerre Mondiale, elle a causé près de    100 000 morts, dont la moitié est civile, et presque 2 millions de personnes ont été déplacées de force. Les affrontements entre les milices serbes, croates et bosniaques vont se poursuivre jusqu’en 1995.

Les accords de Dayton, aux Etats-Unis, marquent la fin des combats mais la reconstruction de la Bosnie reste très compliquée. 

Aujourd’hui, la Bosnie est dirigée par trois coprésidents, et la situation politique et économique y est continuellement en équilibre précaire
Pourtant, la vie poursuit son cours, et des initiatives inattendues voient le jour pour bâtir une culture et une économie dans le respect de l’environnement.

Emina : la coopérative de la survivance

Jasmina et son mari ont fui la Bosnie pendant quatre ans. Durant son exil, Jasmina visite des coopératives agricoles en Italie et décide d’appliquer l’idée lorsqu'elle revient dans son village. Elle fonde Emina, une coopérative agroalimentaire, administrée par les femmes d’Ustikolina. « Vous savez, après la guerre des années 1990, il n’y avait plus rien ici. Tout avait été détruit et la végétation avait tout envahi. C’était vide.», confie-t-elle au site Reporterre.
La guerre de Bosnie à fait énormément de victimes et beaucoup de femmes sont devenues veuves ou orphelines. Pour pouvoir survivre et vivre dignement, elles ont dû prendre les choses en main. 

Grâce à l’aide de ses voisines, Jasmina commence à produire des confitures et des fruits confits issus de prunes locales, qui rencontrent un grand succès. La coopérative élabore également de l’Ajvar, une purée de poivrons des Balkans très populaire. Du fait maison, bio, qui séduit de plus en plus.

 

jasmina-fruits-confits-bosnieCrédit : Louis Seiller / Reporterre

Pour Jasmina, la coopérative est son avenir, elle ne prête plus attention aux discours politiques qui ne cherchent, selon elle qu’à diviser et à répandre la haine : “Bien sûr qu’il y a des Serbes ici. On vit normalement, on se parle, il n’y a pas de problème. C’est un truc de politiciens de jouer la carte nationaliste, seulement pour garder le pouvoir. Mais moi, ça ne m’intéresse pas, je ne veux pas savoir de quelle nationalité sont les gens. C’est quelque chose d’un autre siècle ça.”, affirme-t-elle.

Les produits que fabriquent ces femmes sont distribués dans les supermarchés bosniens et croates. De plus, elles sont sur le point d’ouvrir une boutique à Sarajevo.

fruits-confits-prunes-bocauxCrédit : Louis Seiller / Reporterre

Cette initiative a été saluée par Eugenio Berra, membre du mouvement Slow Food, qui promeut la sauvegarde de la biodiversité, la préservation de l’environnement et la juste rémunération des producteurs : “C’est une expérience positive, car ce village a été complètement rasé en 1992. Et d’un point de vue commercial, la coopérative est viable et durable. Elles [les femmes] ont réussi à s’insérer dans les circuits de distribution classiques”. 

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