Covid-19, la plus grave crise que l’éducation ait connue

Par l'équipe Oneheart, le 05 novembre 2020 (modifié le 06 novembre 2020)
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Alors que les écoles restent ouvertes en France pour ce deuxième confinement, un rapport publié en début de semaine par l'UNESCO, l'UNICEF et la Banque mondiale, indique que les écoliers des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire inférieur ont déjà perdu près de quatre mois de scolarité depuis le début de la pandémie du Coronavirus, contre six semaines dans les pays à revenu élevé. Les associations continent d’agir sur le terrain en France et à l’étranger pour limiter les effets du décrochage scolaire.

Un milliard d’enfants sans école à cause de la pandémie de Covid-19

Selon l'UNESCO, la non-scolarisation est un fléau qui touchait quelque 258 millions enfants âgés de 6 à 17 ans dans le monde, en 2018. A la rentrée 2020, un milliard d’enfants n’ont pas retrouvé le chemin de l’école. Une situation qui semble durer. En Afrique, l’association Aide et Action indique que la plupart des pays ont décalé la rentrée scolaire, parfois jusqu’en janvier 2021.

Les filles sont les premières touchées par cette déscolarisation. En Asie, de nombreuses associations s’inquiètent même de la forte hausse des mariages chez les jeunes mineures ces derniers mois.

Mais aller à l’école est aussi une question de santé et de bien-être dans de nombreux pays où la plupart des élèves ont la possibilité de bénéficier de repas gratuits ou de repas à coûts réduits. Ainsi, avec la fermeture des écoles, beaucoup d’enfants n'ont plus accès aux repas, aux soins médicaux, à un soutien mental, aux jeux, à des enseignants qui servent à la fois de conseils et de protections. Preuve s’il en fallait que les conséquences de la pandémie de Covid-19 ne sont en effet pas que sanitaires. La crise touche tous les secteurs de la société et dans les pays les plus pauvres, les conséquences sont dramatiques. De nombreux experts avancent même l’idée que la Covid-19 aurait suscité la plus grave crise éducative que l’histoire n’ait jamais vue.

 

La priorité donnée à la réouverture des écoles

« Nous n'avons pas besoin de regarder bien loin pour voir les ravages que la pandémie a causés sur l'apprentissage des enfants dans le monde entier. Dans les pays à revenu faible et moyen inférieur, cette dévastation est amplifiée car l'accès limité à l'enseignement à distance, les risques accrus de coupes budgétaires et le retard des plans de réouverture ont contrecarré toute chance de retour à la normale pour les écoliers », a déclaré Robert Jenkins, responsable de l'éducation à l'UNICEF. « Il est essentiel de donner la priorité à la réouverture des écoles et à la mise en place de classes de rattrapage indispensables. » 

Sur les 79 pays étudiés dans le rapport qui ont répondu aux questions relatives au financement de l’éducation, près de 40 % des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire inférieur ont déjà connu ou prévoient une diminution du budget de l'éducation de leur pays pour l'année fiscale en cours ou la prochaine, ce qui présage un retard difficile à combler.

Comment soutenir l’éducation à l’étranger ?

Pour soutenir les enfants les plus défavorisés dans le monde, particulièrement touchés par les conséquences de la pandémie, le parrainage est un bon moyen pour les associations qui l’organisent, de continuer leur travail de lien et d’accompagnement.

Pour ne citer qu’elles, mais il y en a d’autres, Plan International, ou l’UNICEF,offrent la possibilité de donner une chance à un enfant dont vous suivez l’évolution scolaire et personnelle grâce à un prélèvement automatique régulier et une correspondance organisée par la structure associative. 

Sur le plan pédagogique, l’association Aide et Action, qui se bat pour une éducation de qualité pour tous, a décidé d’intervenir pour palier la fermeture des établissements scolaires. Afin d’assurer une certaine continuité pédagogique, ses équipes ont profité de la distribution de kits d’hygiène au sein des communautés reculées pour joindre des livres destinés aux enfants. Ainsi, malgré l’arrêt de l’école, ceux-ci ont pu continuer à s’éduquer et à apprendre. De plus, l’association a développé des outils gratuits. L’application « Khmer learn » mise en place au Cambodge, offre par exemple aux enfants l’accès à des livres et à des jeux éducatifs en khmer et dans les langues des minorités ethniques.

Toutes ces associations, soucieuses du sort de l’éducation dans le monde, appellent donc les leaders internationaux à se saisir de la question de toute urgence et à investir massivement dans l’éducation, notamment à destination des populations les plus vulnérables, pour créer un monde plus juste, plus durable et surtout plus résilient face aux crises qui ne manqueront malheureusement pas de se multiplier dans les années à venir.  

Comment aider les jeunes en difficulté en France ?

La situation en France est bien moins catastrophique que dans les pays plus pauvres. Cependant les inégalités face à l’éducation se sont creusées ici aussi. 

Une étude émise en juillet par la Direction de l’évaluation (Depp) du ministère de l’Éducation nationale, montre qu’environ 400 000 écoliers et 570 000 collégiens et lycéens ont décroché à cause de la crise de la COVID.  Plus précisément, l’étude indique que 77 % des enseignants de primaire considèrent que leurs élèves ont appris de manière satisfaisante, contre 68 % en collège et lycée. Mais des disparités existent selon le niveau de scolarisation et le secteur de l’enseignement. Quand on place le curseur uniquement sur les établissements situés en réseau d’éducation prioritaire, les indicateurs dégringolent.

Pour faire face au décrochage scolaire, des initiatives ont vu le jour pendant le confinement : Elèves Solidaires est l’une d’entre elles. Fondée par un étudiant en avril dernier, cette plateforme en ligne regroupe des cours, des exposés, des fiches, des directs réalisés par des étudiants du supérieurs à destination de jeunes lycéens.

Les associations de parrainage de jeunes s’emploient quant à elles à accompagner les jeunes défavorisés. Citons Proxité ou France Parrainage pour le parrainage de proximité ou encore la Fondation un Avenir Ensemble qui propose aux décorés de la nation (Légion d’honneur, Médaille militaire, ordre national du Mérite) de parrainer des élèves motivés en situation socio-économique fragile. Ils sont suivis de la classe de seconde jusqu’à leur insertion dans la vie professionnelle, associant contributions financières et programmes d’actions personnalisés de la part de la Fondation.

Notons que ce parrainage de proximité fonctionne aussi très bien sans proximité physique, dans le respect des gestes barrières !

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