COP21 : Un accord mondial à la hauteur du défi climatique ?

Par Evenements COP21, le 12 décembre 2015

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La tenue de la COP21, 21 ème Conférence des parties à la convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques s'est terminée hier.

Cette convention universelle reconnaît l’existence d’un changement climatique d’origine humaine et donne aux pays industrialisés le primat de la responsabilité pour lutter contre ce phénomène. Elle a été adoptée au cours du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, et ratifiée par 195 Etats (auxquels il faut ajouter l’Union européenne), parties prenantes à la Convention.

Depuis le 29 novembre, plus de 40 000 participants, comprenant délégations des 195 Etats, la société civile – les entreprises, les ONG, les scientifiques, les collectivités territoriales, les populations autochtones, les syndicats – et les médias du monde entier se sont retrouvés au Bourget afin de suivre l'élaboration d'un accord qui limiterait la hausse des températures mondiales sous 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle.

Ce samedi 12 décembre, Laurent Fabius a présenté  un projet d'accord ambitieux aux 195 délégués des Etats. 

Ce texte « contient les principales avancées dont beaucoup d’entre nous pensaient qu’elles seraient impossibles à atteindre », il est « différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant »

 Le projet d'accord propose de contenir le réchauffement "bien en-deça de 2°" et de"s'efforcer de le limiter à 1,5°". 

 Les "100 milliards de dollars par an devront être un plancher pour l'après 2020", date d'entrée en vigueur de l'accord attendu à Paris, et "un nouvel objectif chiffré devra être défini au plus tard en 2025". 

 L'accord de Paris prévoit une révision tous les cinq ans des plans nationaux de réduction des gaz à effet de serre.

Pour Laurent Fabius , « Ce texte sera un tournant historique et cette COP21 est un véritable tournant aussi bien pour les actions non gouvernementales que pour la mise en place d’un accord juridique universel ». « Il aidera les Etats insulaires à se protéger de l’avancée des mers, accélèrera la mise à disposition de l’Afrique de moyens financiers indispensable à son développement durable, il accompagnera les pays producteurs d’énergie fossile dans leurs efforts de diversification, et nous aidera tous à prendre un tournant faiblement émetteur. »
« Cet accord va servir les grandes causes que sont la sécurité, la santé publique, les droits essentiels et en fin de compte la paix. »

« Un espoir considérable s’est levé, le monde s’est mis en marche, des actions immédiates ont été engagées, nous sommes capables d’assurer la lutte contre le réchauffement climatique . Le 12 décembre peut être un accord historique et une grande date pour l'humanité. Il est rare d'avoir dans une vie l'occasion de changer le monde. Vous l'avez. Saisissez-là . » a déclaré à son tour François Hollande.

Côté ONG, les avis sont mitigés : 
Sur le fond du texte, Kumi Naidoo, directeur de Greenpeace International, a estimé que l’accord, s’il peut « nous aider à nous désembourber » de la crise climatique, est « loin d’être satisfaisant » pour ceux qui sont en première ligne des impacts du réchauffement :

« L’injustice transpire dans ce texte. Les pays à l’origine du problème ont promis trop peu d’aide pour les populations sur les lignes de front du dérèglement climatique, qui sont déjà en train de perdre leurs moyens de subsistance et la vie. »

« Nous avons la notion de pertes et dommages, mais pas la notion de compensation. Il n’y a pas assez de garantie que les financements de l’adaptation se poursuivront après 2025 », a aussi regretté Tim Gore, d’Oxfam.
« C’est un accord dans lequel les intérêts des plus pauvres, notamment l’adaptation, ne sont pas suffisamment pris en compte. »

Pour Bill McKibben, auteur et cofondateur de l’ONG 350.org :

« Tous les gouvernements semblent maintenant reconnaître que l’ère des énergies fossiles doit s’achever, et vite. Mais la puissance de l’industrie fossile transparaît dans le texte, qui retarde tellement la transition que d’immenses dégâts climatiques auront lieu [avant qu’elle ne prenne effet]. »

May Boeve, directrice de la même ONG, fait part de trois défauts majeurs du texte à son sens :

« L’exclusion de la mention sur les droits des peuples indigènes ; l’absence de financement pour les pertes et dommages ; et — alors que le texte reconnaît l’importance de maintenir le réchauffement sous 1,5 °C — le fait que les engagements actuels des pays conduisent toujours vers un réchauffement de 3 °C. »

Fanny Petitbon, responsable plaidoyer de CARE France, note :

« Il manque un engagement clair à défendre les droits humains, dont l’égalité de genre, les droits des peuples indigènes, la sécurité alimentaire, dans toute action contre le changement climatique. »

Le porte-parole d’Attac-France, Maxime Combes, se montre sévère, dénonçant le manque de concret de cet accord :

« La mention d’un objectif d’1,5°C ne saurait masquer l’absence d’engagements chiffrés de réduction d’émissions de GES pour les années à venir ; sans feuille de route clairement établie, y compris en matière de financement, nous avons affaire à un accord sans ambition, non contraignant, injuste et clairement déséquilibré. »

D'autres sont plus positifs, comme Thomas Spencer, directeur du programme climat de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) :

« C’est un accord décisif, qui va bien plus loin que le plus petit dénominateur commun. »

Même écho du côté de Jennifer Morgan, du World Resources Institute :

« Cet accord pourrait marquer un vrai tournant dans les efforts globaux contre le changement climatique. Le texte reflète à la fois une forte ambition et les voix des plus vulnérables. Il accélère la transition énergétique, qui est déjà en bonne voie. »

Pour Tasneem Essop, chef de la délégation du WWF pour la COP21, la limite de réchauffement établie à 2 °C, avec une référence au seuil de 1,5 °C, est un

« signal fort indiquant que les gouvernements sont engagés à s’aligner sur la science. Ce dont nous avons besoin maintenant c’est qu’ils accélèrent leurs actions, en termes de réductions de leurs émissions et de soutiens financiers, pour tenir cette limite ».

( source le Monde)

 

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