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Confinement : Les enfants en danger chez eux et sur Internet

Par l'équipe Oneheart, le 22 avril 2020
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Le confinement nous protège du virus, mais rester à la maison pour certains et notamment quelques enfants, peut être une source de danger. Celui-ci peut venir soit de parents violents mais aussi d’un autre type de violence, celle du net, avec le cyberharcèlement.  

Les enfants, victimes de violences à la maison 

Les femmes ne sont malheureusement pas les seules victimes de violences. Les enfants, eux aussi, sont susceptibles de subir de la maltraitance quand ils sont enfermés chez eux avec leur bourreau.

Le nombre d'appels au 119, le service national d'accueil téléphonique pour l'enfance en danger, a explosé :  on note une hausse de  80 % certaines semaines par rapport aux appels généralement enregistrés.

Adrien Taquet, le secrétaire d'État à la Protection de l’enfance indique que « les deux premières semaines, la parole était encore confinée » mais les signalements se sont multipliés suite à des campagnes de sensibilisation et l’ouverture d’un formulaire en ligne sur le site allo119.gouv.fr. Ainsi, entre le 10 et le 16 avril 2020, plus de 14 000 appels ont été enregistrés contre 8 000 par semaine habituellement.

Cette plateforme téléphonique (en composant le 119) et numérique permet aux enfants ou adolescents confrontés une situation violente de le signaler ou de signaler un ami en danger. Les adultes peuvent aussi avertir s’ils sont préoccupés par la situation d’un enfant. Enfin, les parents peuvent être écoutés et conseillés s’ils ont des difficultés avec leurs enfants. 

Pour les parents, se sentant parfois démunis face à la gestion de l’école à distance, de leur télétravail et de la logistique de la maison, la situation peut devenir explosive. Seuls face à leur questionnement, ils peuvent composer plusieurs numéros pour recevoir des conseils et des recommandations. Allô parents confinés de l'École des parents (0805 382 300) a été mis en place depuis le début de confinement et SOS Parentalité (0974 763 963) existe quant à lui depuis deux ans.

Ces outils de communication et de signalement permettent de prévenir des situations qui peuvent parfois être tragiques.

 

Les plus jeunes exposés aux dangers du web 

Alors que le confinement est imposé à tout le monde, les enfants et les adolescents, obligés d’uiliser un écran pour poursuivre leur scolarité, passent aussi plus de temps sur Internet, et sur les réseaux sociaux. Un danger pour les plus jeunes, qui peuvent être victimes de cyberharcèlement ou encore de pédopiégeage

Le cyberharcèlement peut être très violent. Les victimes sont très souvent repérées sur des sites de rencontre ou des réseaux sociaux. Des échanges réguliers ont lieu avec des cyber-escrocs qui tentent de gagner la confiance de leurs interlocuteurs en se faisant passer pour un jeune homme ou une jeune femme. Quelques temps plus tard, le cyber-malfaiteur, aussi appelé « brouteur », propose une rencontre par webcam au cours de laquelle ce dernier réussira à enregistrer des extraits vidéo susceptibles de porter atteinte à la vie privée de sa victime. Cette dernière reçoit ensuite des menaces de la part du cyber-escroc réclamant une certaine somme sous peine de voir ses vidéos diffusées sur des plateformes de diffusion de vidéos. Ces chantages sont souvent le fait de faux profils inscrits sur les réseaux sociaux. Les jeunes tombant potentiellement dans l’ennui en cette période confinée, ils pourraient être tentés d’échanger avec des interlocuteurs mal intentionnés masqués derrière de faux profil sur les réseaux sociaux

Un autre danger existe : le pédopiégeage. C’est une stratégie de séduction qui consiste à se lier d'amitié et à établir un lien avec un enfant, et parfois sa famille, dans le but de réduire ses inhibitions et abuser de lui sexuellement. Selon la NSPCC (Société nationale pour la prévention de la cruauté envers les enfants), 70% des méthodologies de pédopiégeage ont lieu sur les réseaux sociaux : 32% des cas se produisent sur Instagram, 23% sur Facebook et 14% sur Snapchat. Même si les rencontres physiques ne peuvent avoir lieu pendant le confinement, la prise de contact peut être à craindre en ce moment alors que le temps passé sur les écrans est plus important, pour un rendez-vous organisé au moment du déconfinement.

On ne peut rappeler donc l’importance de la vigilance. Les parents doivent s’assurer que les appareils des enfants sont dotés de programmes antivirus, échanger avec eux sur leurs usages et leurs fréquentations en ligne, fixer des règles d’utilisation d’Internet (où, quand, comment) et être très attentifs.  

L’Association E-enfance qui lutte contre les cyber-violences, rappelle que son numéro vert national, 0800 200 000, est gratuit, anonyme et confidentiel. La plateforme de signalement Net Ecoute délivre, aux adolescents, parents et professionnels, des conseils pratiques et une assistance psychologique, technique et juridique, du lundi au samedi de 9h à 20h.

Le web est une formidable fenêtre vers l'extérieur qui nous aide à nous échapper de notre état presque cloisonné, mais comme sur une terre inconnue, il peut réserver des dangers face auxquels il faut protéger nos enfants.

 

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