Bretagne : les algues vertes font leur retour et menacent l'écosystème de la région

Par l'équipe Oneheart, le 22 juin 2020
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Comme tous les étés, les algues vertes polluent les plages bretonnes. Leur prolifération représente un important danger d’asphyxie pour la faune et la flore aquatique mais peuvent aussi être mortelles pour les humains. 


Un danger pour les animaux et les humains


Les fortes chaleurs de ces dernières semaines ont contribué à la prolifération des algues vertes particulièrement dans le Morbihan. Leur développement en Bretagne s’explique par le fait que la mer soit peu profonde et claire, que le courant soit faible et que les eaux soient saturées de nutriments, ce dont les algues se nourrissent. Leur prolifération se limite pour le moment dans des vasières du Morbihan mais le phénomène concerne toute la région selon l’association Eau et rivières de Bretagne

 

En plus d'être nocives pour l’environnement, les ulves (algues) constituent un danger pour la santé publique. Une fois échouées, leur décomposition émet des gaz toxiques, dégageant une odeur d’oeuf pourri, pouvant être mortels pour l'être humain en seulement quelques minutes d’inhalation (à forte concentration). Depuis les années 1970, plusieurs personnes ont eu des accidents ou sont décédées à cause des algues. Récemment, samedi 6 juin, un plaisancier est resté coincé dans les algues à Larmor-Plage. Les sauveteurs l'ont secouru alors qu'il était en état d’hypothermie. « Il va falloir, avec le préfet de Région et le préfet du Département, mettre en urgence des dispositifs pour nettoyer, évacuer et prévenir. » a déclaré Thierry Burlot, Vice-président de la Région Bretagne en charge de l'environnement, suite à cet incident.

   

Un plan de lutte pour limiter la prolifération des algues


Pour limiter le développement de ces algues, un plan gouvernemental avait été mis en place en 2017 : "Plav2" (plan de lutte contre les algues vertes numéro 2). Il visait à réduire le taux moyen de nitrate dans les eaux bretonnes, estimé à 33 mg/litre. Censé s’arrêter en 2021, il vient d'être prolongé de deux à trois ans pour engager la transition écologique de l’élevage industriel. En effet, le phénomène des algues vertes est alimenté par l’élevage industriel breton qui rejette énormément de nitrates dans les sols et les cours d’eau. Résultat, les eaux de Bretagne font partie des eaux les plus chargées en azote d’Europe, avec des concentrations de nitrates par litre près de 10 fois supérieures à une situation sans pollution humaine.

 

Ce plan pour les ulves comporte une limite majeure : il ne concerne pour le moment que huit territoires bretons identifiés, et les estuaires du Morbihan n'en font pas partie. Un chiffre trop faible selon Jean-Yves Piriou, Vice-président de l’association Eau et rivières de Bretagne : « C’est largement insuffisant. C’est toute la Bretagne qu’il faut traiter », assure le militant écologiste. Pour limiter le nombre d’accidents à cause des algues, son association demande que des panneaux d’information soient installés « aux abords des 141 sites bretons touchés par des proliférations d’algues vertes » et répertoriés par l’Observatoire de l’environnement en Bretagne (OEB).

 

Le premier ramassage d'algues vertes a eu lieu le 19 juin dernier, dans la baie de Saint-Brieuc. L’année dernière, près de 35 000 tonnes d’algues vertes ont été collectées dans toute la Bretagne, une opération de nettoyage estimée à plus d’1,5 million d’euros. 

 

 

 

Par Chloé Sappia 

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