Biocycle : pédaler pour moins gâcher

Par Biocycle, le 15 avril 2016

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L’association Biocycle s’est donné pour mission quotidienne d’assurer le relais entre les commerçants de proximité et les acteurs de l’aide alimentaire. Rencontre avec son fondateur, Jean-François Recco.

« Un facilitateur de générosité locale. » Voilà comment Jean-François Recco, fondateur de Biocycle, définit son association, qui a donné ses premiers coups de pédale en 2014. Elle agrège désormais 27 personnes, répartis par pôles d'activité entre salariés et bénévoles.

Un intermédiaire indispensable

Chaque jour, ils font tourner les roues de leurs triporteurs pour assurer le relais entre les commerçants de proximité (en conventionnel et en bio, de la supérette au supermarché) et les acteurs locaux de l’aide alimentaire (des grands acteurs caritatifs à des petites et moyennes associations de quartier).

« Nous sommes partis d’un double constat, explique-t-il. D’un côté, un grand gaspillage alimentaire. De l’autre, des personnes qui luttent au quotidien pour s’alimenter décemment. Notre credo, c’est que ce n’est pas une fatalité. Nous voulons montrer qu’on peut agir sur cette problématique globale à l’échelle locale. » L’aspect critique de ce travail de connecteur, c’est de bien identifier en amont les besoins des acteurs associatifs.

« Nous devons bien connaître les bénéficiaires auxquels nos associations partenaires s’adressent, pour collecter les produits les plus adaptés. Et les différents formats de l’aide alimentaire (maraudes, soupes populaires, colis, épiceries solidaires ou restauration solidaire) ne requièrent pas les mêmes types d’aliments. Mais de manière générale, les denrées qui font le plus souvent défaut sont les fruits, les légumes et les produits du rayon frais (plats préparés, crémerie, laitages, snacking...). »

Le triporteur, un mode de transport optimal

« Le choix du vélo n’est pas une lubie écologiste, poursuit le trentenaire. C’est un outil utilitaire révolutionnaire. Nos triporteurs ont une charge utile de 250 kg, adaptée à l’échelle locale de notre action. Chacun d’entre eux collecte auprès d'une grappe de magasins. Et puis, nous n’allons pas contrecarrer le fait de sauver des denrées par un mode de transport générateur de gaz à effet de serre ! »

Cette utilisation du vélo s’inscrit aussi dans la lignée de la politique de la ville de Paris. « Non seulement elle fluidifie le trafic urbain, mais elle ne produit pas d’émission directe et permet une proximité immédiate. Il faut voir la manière dont les gens nous abordent dans la rue !

L’autre intérêt du triporteur, c’est qu’il n’y a pas besoin d’avoir le permis, ce qui en fait le parfait véhicule pour les jeunes en insertion que nous voulons accompagner dans leur premier emploi. On espère les prochaines embauches dès juin. »

Un financement hybride

Pour financer son action, l’association reçoit des subventions publiques et des dons mais elle cherche aussi à développer des prestations de service.

« Avec la loi anti-gaspillage votée en février, les magasins ont l’obligation de mettre en valeur leurs invendus. Or, la loi n’apporte aucune solution concrète pour les accompagner ! Nous créons ce lien quotidien entre les commerçants et les associations de terrain. Mais l’aspect logistique a un coût que nous ne pouvons seuls supporter : moyens humains et matériels, maîtrise de la chaîne du froid etc. »

Biocycle met également au point un logiciel pour aider les commerçants à prévenir leur gaspillage, mieux le gérer et le réduire. « On essaie de leur apporter ce regard extérieur sur leurs pratiques pour aider à faire bouger les choses ensemble… »

Un changement de société

L’initiative de Biocycle s’inscrit dans un véritable changement de société. « Même s’il y a encore beaucoup de travail, on est passés de la destruction des produits invendus à leur récupération et à leur consommation solidaire !, analyse Jean-François Recco. On peut notamment l’expliquer par le fait qu’une grande partie des Français considèrent désormais comme indignes ces pratiques de gaspillage et de destruction.

L’autre phénomène, c’est la prise de conscience d’un nombre grandissant des consommateurs, d’une coupure du sol. On ne sait plus comment sont faits les produits ni quelles sont leurs origines précises. L’envie de restaurer ce lien avec la terre, on la retrouve ainsi dans le succès de Fermes d’Avenir ou de la Ruche qui dit Oui. »

C’est bien ce dont nous parlait notre invité de la semaine, Maxime de Rostolan. Pour le fondateur de Fermes d’Avenir, « c’est très bien que les acteurs comme Biocycle se mobilisent, et la question immédiatement liée, c'est le volume. Comment faire en sorte d'augmenter le nombre de professionnels alimentaires participants, et éviter au quotidien des tonnes de denrées gaspillées ? ».

Vous aussi, agissez !

« Ce que nous faisons, c’est juste une manière d’organiser le bon sens. On espère d’ailleurs que notre action ne soit que transitoire, mais nos moyens sont limités et plutôt faibles. Nous voulons dire à chaque citoyen qu’il peut agir, dans son quartier. »

Les moyens de se mobiliser sont multiples : donner du temps, partager son réseau, faire connaître l’association à ses commerçants de proximité ou encore participer directement au financement de ses actions. Alors, vous aussi, venez "biocycler" en mode antigaspi & solidaire !

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