« Règles élémentaires » : une collecte pour les femmes sans-abris

Par l'équipe Oneheart, le 08 mars 2016

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Elles, on préfère ne pas les voir… Elles, ce sont les femmes sans-abris. Une jeune étudiante, Tara Heuzé, a décidé de se mobiliser pour leur droit à vivre leurs règles dignement. En cette journée internationale des droits de la femme, elle organise une collecte de produits hygiéniques dans plusieurs lieux parisiens.

« Comment les femmes sans-abris font-elles quand elles ont leurs règles ? » Cette question, Tara Heuzé se l’est posée alors qu’elle était étudiante à l’université de Cambridge, qui organisait « The Essentials Campaign », une collecte de produits hygiéniques à destination des femmes sans-abris.

De retour en France, en septembre 2015, la jeune femme se renseigne et fait ce constat dramatique : « Contrairement aux Etats-Unis, à la Grande-Bretagne, au Brésil ou à Hong-Kong, les initiatives de ce type n’existaient pas en France, explique-t-elle. On collectait des produits hygiéniques, seulement à la marge des campagnes de collecte alimentaires. Pourtant, c’est un besoin primaire de rester digne quand on a ses règles ! »

Elle remarque aussi le manque d’informations sur les femmes sans-abris : « C’est un problème qu’on met sous le tapis », résume-t-elle. Pour remédier à ce manque et médiatiser leur situation, elle organise une première campagne à Sciences Po Paris, avec l’aide de l’association Paris Solidaire, en novembre et décembre 2015.

Elle renouvelle dès aujourd’hui l’opération, avec trois jours de collecte à Paris, à Sciences Po, à l’Ecole du Louvre, à l’ESCP, une grande école de commerce, et dans une association de jeunes travailleurs. Et dès vendredi, elle mènera aussi, avec l’équipe qui a depuis rejoint son combat, une action en partenariat avec le Carillon, une association du 11e arrondissement. « Nous allons tester des boîtes à don dans le quartier. »

Le samu social récupèrera ensuite les produits hygiéniques pour les distribuer à Paris. « Ce sont eux qui ont la plus grande force de frappe de la Capitale, détaille-t-elle, car ils viennent en aide à 15 000 femmes sans-abris. »

Encore étudiante, la jeune femme partira fin août à New-York, pour boucler son double diplôme Finance et stratégie, à Sciences Po et Columbia. « Le projet, pour l’instant très home made, va j’espère continuer de se développer, conclut-elle. Je me suis en tout cas entourée d’une équipe solide et dévouée qui prendra le relais quand je m’envolerai pour les Etats-Unis. »

Vous aussi, mobilisez-vous aujourd’hui et toute cette semaine, pour aider les femmes sans-abris à rester dignes. Parce que c’est élémentaire…

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