WWF appelle à une “relance verte” pour créer plus d’un million d’emplois d’ici 2022

Publié le 10 juillet 2020 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
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L’ONG de protection de la nature présente aujourd’hui au gouvernement un rapport l’incitant à investir dans les secteurs de la transition écologique pour favoriser l’emploi.


D’ici 2022, plus d’1 million d’emplois à la clé avec une relance verte


A travers ce rapport dénommé "Le Monde d’après", WWF veut convaincre le gouvernement Français de verdir le plan de relance économique annoncé pour la rentrée prochaine. « Le gouvernement est face à un choix historique : placer l’emploi durable au cœur d’une relance verte ou enfermer l’économie dans un modèle non soutenable. » détaille Véronique Andrieux, directrice générale du WWF France. Selon l’organisation, une "relance verte" permettrait la création de plus d’un million d’emplois d’ici 2022. Pour parvenir à cette conclusion, WWF a réuni les chiffres de l'Ademe (l'Agence de la transition écologique), du ministère de l'Agriculture ou encore de la Commission européenne, mais pas seulement. Elle s’est aussi appuyée sur les propositions émises par les citoyens dans le cadre de la consultation "Inventons le Monde d’Après", ainsi que celles de la récente Convention Citoyenne pour le Climat.

 

Investir massivement dans les "emplois verts"


Mais alors que signifie cette "relance verte" ? Selon le rapport de l’ONG, cette relance économique et écologique implique un investissement dans des emplois dits "verts". Ces emplois concernent en tout 5 secteurs : la rénovation énergétique des bâtiments, les énergies renouvelables, les transports ferroviaires et les transports en commun, les transports individuels (voiture électrique, vélo…) ainsi que l’agriculture durable et bio. Pour développer autant d’emplois, 14 milliards d’euros par an supplémentaires sur la période 2020-2023 devront être investis dans ces secteurs. « Ce million d’emplois, ce sont des artisans, des ingénieurs et ouvriers du bâtiment, des mécaniciens, des exploitants agricoles, des réparateurs de vélo, de logisticiens...» explique Pierre Cannet, chargé de plaidoyer à WWF.

 

©franceinter

 

Ces emplois dans la rénovation énergétique et dans les transports durables seraient« non délocalisables, et à 80% en dehors de l'Île-de-France. » assure Pierre Cannet.

 

 

Par Chloé Sappia