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Végétaliser les toits des bus, la géniale initiative écolo mise en place à Madrid

Publié le 18 janvier 2017 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h54)
Par One Heart
Temps de lecture : 2 mins

La mairie de Madrid s'apprête à installer des espaces verts sur les toitures des bus et des abribus. Une idée ingénieuse qui a plein d'avantages écolo. Entre autres, celui d'absorber la pollution.

Bientôt les Madrilénes verront pousser des plantes, des fleurs et de la pelouse sur le toits des bus. Un paysage coloré qui devrait egayer leur journée. Mais là n'est pas le principal objectif. Ces espaces verts permettront avant tout de prendre soin de l'air qu'ils respirent. Explication.

Il y a quelques années, l’artiste et paysagiste Marc Granen s'est rendu compte, en observant des photographies aériennes de la ville, de la superficie disponible que constituaient les toits des bus. Pour Madrid, cela représente 100.000 m² actuellement inutilisés. Un énorme manque à gagner pour l'environnement, selon Marc Granen. En travaillant avec des ingénieurs, il a en effet constaté qu’un mètre carré de verdure pouvait absorber 20 kilos de CO2. A l’échelle de la ville, cela représente une absorption de 2 millions de kilos à l’échelle de la ville. 

Abaisser la température intérieure

Il créa alors la première toiture végétale. Un véritable écosystème s’est développé. Des plantes, des insectes et même des grenouilles y ont emménagé. En plus d'absorber le CO2, ce rectangle de verdure a permis de réguler la température intérieure du bus. Pendant la période estivale, elle a baissé de 3 à 4 degrés. Finie donc la climatisation consommatrice d'énergie !

Face à ces résultats prometteurs, la mairie a décidé d'adopter le projet Mueverte en verde (Déplace-toi en vert), qui consiste à recouvrir tous les toits des bus et abribus de l'Empresa Municipal de Transportes (EMT), la principale société d’exploitation des transports à Madrid. Il sera d'abord testé sur 130 bus "qui traversent les zones les plus achalandées de la ville et qui ont été empruntées par 17 millions de personnes l’année dernière", détaille Antonio Antona, le gestionnaire du projet, dans les pages du journal "The Local".

Une superbe initiative que l'on espère retrouver dans d'autres villes !