Une ferme en plein cercle Arctique, le pari fou de cet Américain

Publié le 3 juillet 2019 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par Alexia
Temps de lecture : 2 mins

Bien loin du soleil de sa Floride natale, un chef cuisinier s'est installé au beau milieu du cercle polaire. Si Benjamin Vidmar a décidé de tout quitter pour vivre dans l'une des régions les plus reculées et les plus glaciales du monde, c'est pour réaliser l'impossible : cultiver des aliments frais dans des conditions extrêmes.

 

Longyearbyen, une ville plongée dans l'obscurité plus du tiers de l'année

Située entre les glaciers et l'océan Arctique, Longyearbyen, petite ville de l'archipel norvégien du Svalbard, vit plus du tiers de l'année dans l'obscurité. Les températures pouvant aller jusqu'à -20°C l'hiver et le climat glacial font de cette ville l'une des dernières grandes terres sauvages du monde. Ces conditions climatiques rendent quasi impossible la production locale et impliquent d'intenses flux d'importations depuis le continent. Conséquence inévitable : beaucoup de produits stockés pourrissent et sont jetés à la mer, comme une grande partie des déchets alimentaires à Svalbard. Benjamin Vidmar a ainsi décidé de réduire l'empreinte écologique et de sensibiliser cette nature isolée à l'économie circulaire.

 

Polar Permaculture : un dôme en guise de serre

La ferme Polar Permaculture est la seule source de nourriture fraîche sur l'île. Depuis 2015, Benjamin Vidmar expérimente et innove différentes techniques afin de proposer des produits frais et locaux et faire évoluer les habitudes de consommation des habitants de l'archipel. Cette production autonome est rendue possible grâce à une serre innovante pour les cultures sous le soleil d'été, un laboratoire de jeunes pousses en guise de potager hivernal et un système de compostage durable. Ici, on y cultive des légumes, des graines germées, des herbes aromatiques, des radis, des choux et même des oeufs.

 

polar-permaculture-svalbard

Benjamin a pour ambition de créer une véritable économie circulaire en récupérant par exemple les déchets organiques afin qu'ils ne soient plus jetés à la mer mais transformés en compost, pour faire pousser de nouveaux légumes.

Cette intiative a le mérite d'eveiller les consciences et de convaincre l'homme du potentiel de la Terre pour nourrir sa communauté.