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Un projet de référendum contre la maltraitance animale rassemble associations et grandes personnalités

Publié le 8 juillet 2020
Par One Heart
Temps de lecture : 2 mins

Un projet de référendum d’initiative partagée (RIP) pour améliorer les conditions de vie des animaux a été lancé le 2 juillet dernier par plusieurs personnalités dont le journaliste Hugo Clément et Marc Simoncini, fondateur du site de rencontres Meetic. Pour que le projet puisse aboutir à une proposition de loi, il doit obtenir le soutien de 185 parlementaires et de 4,7 millions de Français.


Un projet porté par une alliance transcitoyenne 


Au total, une vingtaine d’associations de défense des animaux (LPO, la SPA ou L214) et de protection de l’environnement (GoodPlanet, la Fondation pour la nature et l’homme) se sont réunies avec plusieurs patrons d’entreprise : Xavier Niel (patron de Free), Marc Simoncini et Jacques-Antoine Granjon (patron de Veepee) ainsi que le journaliste Hugo Clément pour élaborer ce projet de référendum. Ce dernier doit permettre d’améliorer les conditions de vie des animaux en France, en pénalisant la maltraitance à leur égard. 


Avant que les citoyens ne puissent donner leur avis, il faut déjà que la proposition obtienne le soutien de 185 parlementaires, des députés comme des sénateurs, puis qu’elle soit examinée par le Conseil Constitutionnel. Ce dernier devra ensuite examiner le texte et s’assurer qu’il est conforme à la Constitution : « Si la proposition de loi est validée par le Conseil constitutionnel, le ministère de l'Intérieur ouvre le recueil des soutiens. Nous disposons alors de neuf mois pour recueillir les 4,7 millions de signatures nécessaires » détaille le site lancé spécialement pour le projet. Pour le moment, une quarantaine de députés de parlementaires ont déjà fait part de leur soutien à l'initiative.


Les mesures réclamées 


Mais alors que réclament exactement les associations ? Au total, 6 propositions ont été formulées pour "améliorer le sort d'un milliard d'animaux chaque année en France", dont 3 concernent directement l’élevage, à savoir : l’interdiction de l'élevage en cage (et donc développement de l'élevage au plein air) ; l’interdiction de l'élevage d'animaux pour leur fourrure et la fin de l'élevage intensif, incompatible avec le bien-être animal selon les associations. Les autre mesures sont : la fin des chasses dites traditionnelles dont la chasse à courre (qui consiste à traquer un cerf jusqu'à l'épuisement), l'interdiction de spectacles avec des animaux sauvages et enfin la fin de l'expérimentation animale s'il existe une alternative.


Si les citoyens ne peuvent pour l’instant, pas encore voter pour le référendum, l’alliance transcitoyenne a déjà lancé une pré-pétition pour que les citoyens intéressés puissent suivre l’avancée du projet. Cette dernière a déjà recueilli environ 240 000 signatures au 6 juillet. « C'est un sujet auquel les Français tiennent. Pourtant, la réponse politique est nulle. Les gouvernements successifs n'ont quasiment rien fait. » conclut le journaliste Hugo Clément.

 

 

Par Chloé Sappia