Tous contaminés au Glyphosate : faut-il s'inquiéter ?

Publié le 12 avril 2017 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h54)
Par Générations Futures
Temps de lecture : 2 mins

L’association Générations futures a mesuré les traces de l'herbicide, "cancérogène probable" selon l’OMS, chez une trentaine de volontaires. Le résultat est sans appel puisque 100 % des échantillons sont contaminés. Faut-il s'inquiéter ? On fait le point. 

Trente personnes, dont des personnalités telles que la chanteuse Emily Loizeau ou la chroniqueuse Charline Vanhoenacker, ont accepté que leur urine soit analysée pour détecter une éventuelle présence de glyphosate. Le résultat est sans appel : non seulement 100 % des tests sont positifs, mais les taux dynamitent les plafonds autorisés. Jusqu'à 32 fois supérieure dans un échantillon ! Pas si étonnant toutefois : cette substance herbicide, présente dans le Roundup du groupe Monsanto, est la plus utilisée au monde.

Cancérogène ou pas ?

Faut-il s'inquiéter ? Oui, si l'on en croit le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC). En 2015, l'agence de l'OMS a classé le glyphosate dans la catégorie des substances cancérogénes pour l'homme. Mais cette décision a été réfutée quelques mois plus tard par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), puis en mars dernier, par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Ouvrant ainsi la porte à une possible réautorisation de mise sur le marché, fin 2017, de la substance active, puisque le renouvellement pour 10 ans de sa licence dans l'Union Européenne, était suspendue à cette décision.

Pourtant, au même moment, dans le cadre de l'affaire Monsanto Papers, révélée par Le Monde , on apprend que la justice américaine a déclassifié, jeudi 16 mars, des centaines de pages de correspondance interne de Monsanto, montrant que la firme américaine s’inquiétait sérieusement, dès 1999, du potentiel mutagène du glyphosate, autrement dit de sa dangerosité.

Une pétition pour interdir le glyphosate en Europe

Très inquiètes, une quarantaine d’organisations de défense de la santé ou de l’environnement (Greenpeace, Les Amis de la Terre, Health and Environment Alliance, etc.), persuadées de la dangerosité du glyphosate, ont lancé, mercredi 8 février,  une initiative citoyenne européenne (ICE)  une initiative citoyenne européenne (ICE), afin d’obtenir 1 million de signatures et obliger la Commission européenne à interdir la mise sur le marché de l’herbicide dans l'Union européenne. L'ICE en compte déjà 630 000 début avril.

Pour terminer sur une note positive : la France est bien décidée à trouver des alternatives aux pesticides. Une loi interdit depuis le 1er janvier 2017 l’usage de pesticides dans les jardins publics. Et, en janvier 2019, les pesticides seront interdits à la vente dans tous les magasins. 

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Fondée en 1996, par G. Toutain, agronome, et F. Veillerette, enseignant et auteur de l’ouvrage de référence « Pesticides, révélations sur un scandale français », Générations Futures est une association de défense de l’environnement agréée par le ministère de l’écologie et reconnue d’intérêt général.

L'association mène des actions (enquêtes, colloques, actions en justice, campagne de sensibilisation…) pour informer sur les risques de diverses pollutions (les substances chimiques en général et les pesticides en particulier) et promouvoir des alternatives en vue d'en réduire les impacts négatifs pour la santé et l’environnement.


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