Rewild : libérer les animaux sauvages en rachetant un zoo

Publié le 20 décembre 2019 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
Temps de lecture : 2 mins

Rewild - que l’on pourrait traduire par “resauvager” - est une coalition de sept associations qui se battent pour la protection des animaux sauvages. Elle vient de lancer une cagnotte afin de racheter le zoo de Pont-Scorff, en Bretagne, et a déjà réuni près de 320 000 euros sur les 600 000 euros nécessaires

 

"L'urgence absolue est d'améliorer le quotidien et les conditions de détention des animaux”

L’organisation a choisi de s’appeler Rewild car le verbe signifie : "inverser le processus de domestication et/ou restaurer un habitat naturel en y faisant revenir les animaux sauvages qui y vivaient à l’origine”.

Ce projet inédit a été lancé par sept associations qui défendent toutes les droits des animaux :  Sea Shepherd, Centre Athénas, Hisa, Le Biome, One Voice, Wildlife Angels et Darwyn.

L’initiative va donc permettre de sauver et réhabiliter les animaux sauvages. Le zoo ne servira plus à entreposer les animaux et à les exposer aux yeux du public. Il va devenir un “rewild rescue center” qui aura pour mission d’accueillir les animaux sauvages soustraits aux trafics, mais aussi d’aider les animaux déjà présents dans le zoo à retrouver leurs habitats naturels. 

Déjà, la coalition alerte sur l’état de santé de certains animaux du zoo : "L'urgence absolue est d'améliorer le quotidien et les conditions de détention des animaux. On a des phoques qui sont maintenus dans un bassin d'eau douce au lieu d'un milieu marin. Cela occasionne un flot de pathologies. Il y en a un qui est quasi aveugle à cause de ça. L'urgence est de travailler sur leur bassin qui est normalement adapté aux otaries", explique Lamya Essemlali, co-présidente de Rewild, et présidente de Sea Shepherd France, à France 3 Régions. 


Un projet difficile mais nécessaire

Le futur centre de réhabilitation sera également un centre d’accueil pour les animaux sauvages qui ont échappé aux braconniers et autres trafiquants. Déjà 200 animaux, dont plusieurs rapaces, singes, perroquets et félins vont rejoindre le centre

Même si l’initiative a suscité des critiques quant aux potentiels problèmes et aux difficultés d’un retour à la vie sauvage, Rewild ne baisse pas les bras, d’autant qu’il est très rare d’avoir l’occasion de racheter un zoo : “Les zoos se transmettent habituellement de générations en générations. Nous avons eu la chance de rencontrer un propriétaire qui croyait réellement en notre projet”, confie Jérôme Pensu, Directeur de l’association Le Biome. 

Pour pouvoir subvenir aux besoins des animaux et améliorer leur bien-être, les associations comptent établir un modèle économique qui exclut totalement l’exploitation de la faune sauvage, tout en s’affranchissant du recours à la cagnotte continuellement. 

Il y aura un restaurant végétarien, une boutique, etc. mais les animaux ne seront jamais exposés au public”, renchérit Lamya Essemlali. Pour elle, “aimer les animaux sauvages, c'est les aimer .. de loin !


Vous pouvez soutenir le projet Rewild et faire en sorte que le zoo soit racheté, en effectuant un don ici